Bataille de Torfou (19 septembre 1793)

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« L’armée de faïence » commandée par Kléber et Canclaux reçoit une dérouillée historique. Torfou, 19 septembre 1793.

« Ce récit ne cadre pas avec ce que dit le général républicain Turreau, mais il est exact ; j’en parle comme témoin oculaire, et j’espère que ce que je vais raconter achèvera de convaincre de la vérité de ce que j’avance.

Dans le même temps que les affaires de Vihiers et de Saint-Lambert se préparaient, d’après le résultat du conseil de guerre de Saumur, Charette et les autres divisionnaires avaient donc été chassés de leur pays par les trois colonnes de Canclaux.

La grande armée s’était rassemblée, soit pour rétablir ces divisions chez elles, soit en même temps, pour empêcher l’ennemi d’avancer plus loin.

Ce fut à Tiffauges que cette même armée et celle de Bonchamp se trouvèrent réunies aux divisions Joly, Charette, Savin, Cathelinière et autres.

Canclaux, qui en eut connaissance, partit de Clisson pour venir sur nous avec sa colonne, dont la garnison de Mayence faisait partie.

Notre ligne s’étendait sur la grande route de Tiffauges à Cholet ; notre gauche, où étaient Lescure, Charette, Joly etc, appuyée à Tiffauges, et notre droite s’étendant du côté de Cholet, ayant le bourg de Torfou en face et à environ un mille de distance.

On était ainsi vers les sept heures du matin, le 19 septembre, attendant le général Bonchamp, lequel, n’étant pas encore remis de sa dernière blessure, n’avait pas couché au camp. Il arrive, et à peine est-il descendu de sa voiture qu’il demande « si l’on a fait une reconnaissance exacte des chemins qui vont à Torfou, et si on les garde ». On lui dit que oui. « Mais il y a un ancien chemin » répliqua-t-il ; et il le montra sur sa carte, ajoutant que l’ennemi viendrait par là.

On va donc reconnaitre ce chemin, dont on ne s’était pas douté.

D’Elbée, Bonchamp, La Bouëre, etc y vont eux mêmes ; je fus de la partie. À peine avions-nous fait cinq cent pas que les coups de fusil sifflent à nos oreilles : c’était l’ennemi qui venait nous attaquer et dont quelques gendarmes et des tirailleurs étaient déjà sur nous, protégés qu’ils étaient par un fourré de bois.

Ne voulant pas nous laisser attaquer, d’Elbé me donna l’ordre à l’instant de faire avancer l’armée.

Je fus au galop, et me mis au pas en arrivant pour ne pas inquiéter. L’armée s’avance donc dans les meilleurs dispositions possibles, mais, surprise de rencontrer les républicains plus tôt qu’elle s’y était attendue, elle s’ébranle du côté de l’aile droite, de façon que beaucoup prennent la fuite. Les gens des premiers rangs tiennent ferme, étant encouragés d’ailleurs par le centre et la gauche qui avaient déjà quelque avantage.

Comme cette bataille de Torfou était très importante, en ce que c’était la dernière barrière de ce côté, toutes les femmes et filles des bourgs voisins avaient suivi de loin l’armée, et dès les premiers coups de fusil s’étaient mises en prière.

Leur désolation fut extrême, voyant une partie de nos gens courir en déroute ; mais s’apercevant que le fort de l’armée tenait ferme, elles vont au-devant des fuyards, et, soit par les reproches les plus sanglants, soit avec des pierres et des bâtons, elles les ramènent au combat et les conduisent jusqu’au milieu du feu, leur disant  » qu’elles valaient mieux qu’eux et qu’elles n’avaient pas peur ». Oculis vidi.

Bientôt après, l’ennemi fut culbuté sur tous les points et nous eûmes la victoire la plus complète. Environ quinze cents hommes restèrent sur le champ de bataille ; nous prîmes en outre six pièces de canon, deux obusiers, des caissons et plusieurs chariots.

Canclaux, tout honteux de voir ses Mayençais battus par des paysans en sabots, leur fit des reproches, les faisant souvenir des lauriers qu’ils avaient cueillis à Mayence.

« Cela n’est pas étonnant, général, répondirent-ils ; ces paysans en sabots se battent aussi bien que nous et tirent mieux que nous. »

Comme il n’y eut qu’une partie de ceux des nôtres qui avaient pris la fuite qui retournèrent au combat, les autres jetèrent l’alarme à droite et à gauche, et dans la journée cette fausse nouvelle fut répandue presque partout dans la Vendée et y jeta la consternation ; aussi l’annonce de la victoire arrivant après n’en fut reçue qu’avec plus de transports.

Le surlendemain, 21 septembre, nous marchâmes sur Montaigu. »

Extrait des Mémoires de Bertrand Poirier de Beauvais, commandant général de l’artillerie des Armées de la Vendée.

Cette victoire doit rester à jamais gravée dans le cœur des Français. Elle nous rappellera toujours que, si la France Catholique est comme le granit dont on fait les menhirs, leur république de traitres, de criminels, de métèques et de voleurs est, elle, faite de la faïence dont on fait les cuvettes de chiotte au fond desquelles flottent toutes sortes d’étrons puants qui mènent notre France à la ruine. Français, Unissons-nous et tirons une bonne fois pour toute la chasse d’eau pour envoyer leur régime démocrasseux à sa place : dans les égouts de l’Histoire.

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