Pégase

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Mythologie grecque.
Ce cheval ailé blanc, ayant pour père Poséidon, est né du sang de Méduse lorsque celle-ci fut décapitée par Persée.
Pégase servit d’abord de monture à Persée dans plusieurs de ses expéditions, notamment lorsqu’il délivra Andromède, puis il fut la monture de Bellérophon lorsque celui-ci le captura près de la fontaine de Pirène. Grâce à Pégase, Bellérophon put venir à bout de la Chimère, des Amazones et des Solymes.

Mais Bellérophon, grisé par ces victoires, voulut s’élever jusqu’au ciel. Pégase, piqué par un taon, le désarçonna, puis devint la monture de Zeus qui le chargea d’apporter les éclairs et le tonnerre sur l’Olympe.

Par suite de ses rapports avec les Muses, Pégase devint pour les anciens, et resta pour les modernes, le symbole de l’inspiration poétique.

Zeus fit de Pégase une constellation que tout bon passionné d’astrologie pourra aisément identifier dans les nuits étoilées.

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Bataille de Torfou (19 septembre 1793)

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« L’armée de faïence » commandée par Kléber et Canclaux reçoit une dérouillée historique. Torfou, 19 septembre 1793.

« Ce récit ne cadre pas avec ce que dit le général républicain Turreau, mais il est exact ; j’en parle comme témoin oculaire, et j’espère que ce que je vais raconter achèvera de convaincre de la vérité de ce que j’avance.

Dans le même temps que les affaires de Vihiers et de Saint-Lambert se préparaient, d’après le résultat du conseil de guerre de Saumur, Charette et les autres divisionnaires avaient donc été chassés de leur pays par les trois colonnes de Canclaux.

La grande armée s’était rassemblée, soit pour rétablir ces divisions chez elles, soit en même temps, pour empêcher l’ennemi d’avancer plus loin.

Ce fut à Tiffauges que cette même armée et celle de Bonchamp se trouvèrent réunies aux divisions Joly, Charette, Savin, Cathelinière et autres.

Canclaux, qui en eut connaissance, partit de Clisson pour venir sur nous avec sa colonne, dont la garnison de Mayence faisait partie.

Notre ligne s’étendait sur la grande route de Tiffauges à Cholet ; notre gauche, où étaient Lescure, Charette, Joly etc, appuyée à Tiffauges, et notre droite s’étendant du côté de Cholet, ayant le bourg de Torfou en face et à environ un mille de distance.

On était ainsi vers les sept heures du matin, le 19 septembre, attendant le général Bonchamp, lequel, n’étant pas encore remis de sa dernière blessure, n’avait pas couché au camp. Il arrive, et à peine est-il descendu de sa voiture qu’il demande « si l’on a fait une reconnaissance exacte des chemins qui vont à Torfou, et si on les garde ». On lui dit que oui. « Mais il y a un ancien chemin » répliqua-t-il ; et il le montra sur sa carte, ajoutant que l’ennemi viendrait par là.

On va donc reconnaitre ce chemin, dont on ne s’était pas douté.

D’Elbée, Bonchamp, La Bouëre, etc y vont eux mêmes ; je fus de la partie. À peine avions-nous fait cinq cent pas que les coups de fusil sifflent à nos oreilles : c’était l’ennemi qui venait nous attaquer et dont quelques gendarmes et des tirailleurs étaient déjà sur nous, protégés qu’ils étaient par un fourré de bois.

Ne voulant pas nous laisser attaquer, d’Elbé me donna l’ordre à l’instant de faire avancer l’armée.

Je fus au galop, et me mis au pas en arrivant pour ne pas inquiéter. L’armée s’avance donc dans les meilleurs dispositions possibles, mais, surprise de rencontrer les républicains plus tôt qu’elle s’y était attendue, elle s’ébranle du côté de l’aile droite, de façon que beaucoup prennent la fuite. Les gens des premiers rangs tiennent ferme, étant encouragés d’ailleurs par le centre et la gauche qui avaient déjà quelque avantage.

Comme cette bataille de Torfou était très importante, en ce que c’était la dernière barrière de ce côté, toutes les femmes et filles des bourgs voisins avaient suivi de loin l’armée, et dès les premiers coups de fusil s’étaient mises en prière.

Leur désolation fut extrême, voyant une partie de nos gens courir en déroute ; mais s’apercevant que le fort de l’armée tenait ferme, elles vont au-devant des fuyards, et, soit par les reproches les plus sanglants, soit avec des pierres et des bâtons, elles les ramènent au combat et les conduisent jusqu’au milieu du feu, leur disant  » qu’elles valaient mieux qu’eux et qu’elles n’avaient pas peur ». Oculis vidi.

Bientôt après, l’ennemi fut culbuté sur tous les points et nous eûmes la victoire la plus complète. Environ quinze cents hommes restèrent sur le champ de bataille ; nous prîmes en outre six pièces de canon, deux obusiers, des caissons et plusieurs chariots.

Canclaux, tout honteux de voir ses Mayençais battus par des paysans en sabots, leur fit des reproches, les faisant souvenir des lauriers qu’ils avaient cueillis à Mayence.

« Cela n’est pas étonnant, général, répondirent-ils ; ces paysans en sabots se battent aussi bien que nous et tirent mieux que nous. »

Comme il n’y eut qu’une partie de ceux des nôtres qui avaient pris la fuite qui retournèrent au combat, les autres jetèrent l’alarme à droite et à gauche, et dans la journée cette fausse nouvelle fut répandue presque partout dans la Vendée et y jeta la consternation ; aussi l’annonce de la victoire arrivant après n’en fut reçue qu’avec plus de transports.

Le surlendemain, 21 septembre, nous marchâmes sur Montaigu. »

Extrait des Mémoires de Bertrand Poirier de Beauvais, commandant général de l’artillerie des Armées de la Vendée.

Cette victoire doit rester à jamais gravée dans le cœur des Français. Elle nous rappellera toujours que, si la France Catholique est comme le granit dont on fait les menhirs, leur république de traitres, de criminels, de métèques et de voleurs est, elle, faite de la faïence dont on fait les cuvettes de chiotte au fond desquelles flottent toutes sortes d’étrons puants qui mènent notre France à la ruine. Français, Unissons-nous et tirons une bonne fois pour toute la chasse d’eau pour envoyer leur régime démocrasseux à sa place : dans les égouts de l’Histoire.

Sainte-Bathilde (Vers 630 – 680)

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Chronique des temps mérovingiens.

Reine des Francs et épouse de Clovis II, Bathilde aurait grandement influencé son époux afin que ce dernier dirige son royaume le plus fermement et le plus chrétiennement possible. Néanmoins, les divers chroniques mérovingiennes nous ont transmis assez peu de choses sur la vie de Bathilde.

La chronique de Frédégaire qualifie Bathilde de reginam prudentem et elegantem.

Bathilde a très largement veillé au respect des règles ecclésiastiques dans le Clergé et très largement favorisé l’Église et son implantation sur le territoire Francs notamment en relevant de nombreux monastères royaux et en en fondant des nouveaux telles que l’abbaye de Corbie et l’abbaye de Chelles dans laquelle elle s’éteignit en 680.

D’autres établissements religieux de renom reçurent le soutien indéfectible de la reine Bathilde telles que les célèbres abbaye de Saint-Denis, de Saint-Martin de Tours, de Jumièges, de Saint-Wandrille ou encore de Saint-Médard de Soissons.

La reine Bathilde mit au monde cinq enfants parmi lesquels Clotaire III roi de Neustrie et de Bourgogne, Childeric II roi d’Austrasie et Thierry III qui succéda à Clotaire III.

Si la France est bien la Fille Ainée de l’Église, c’est à des personnalités pieuses et catholiques devant l’Éternel telle que Sainte-Bathilde que nous le devons. Ne l’oublions jamais.

« Post præclara omnium virtutum opera, usque ad evangelicam perfectionem voluntarie se sancto proposito subdidit, ut vera Dei famula sub sancta religione beatam vitam feliciter consummavit. » (au terme de ses actes glorieux dans le siècle, elle a recherché la perfection évangélique, et telle une servante de Dieu a achevé sa vie en moniale. Extrait de l’antienne du Benedictus de l’office auprès de l’ancienne abbaye de Chelles.)

Il y eut donc, dans un passé pas si lointain, des Premières Dames qui surent tirer la France vers le haut en lui conférant des racines spirituelles ainsi qu’un patrimoine riche et prestigieux : celui de l’Église. Aujourd’hui, en guise de « Premières » Dames, la France et les français sont les spectateurs malheureusement désarmés du stupre et des frasques les plus vulgaires et les plus éhontées d’une ribaude allogène à guitare, d’une journalope hystérique névrosée et d’un sac à foutre saltimbanque de troisième zone. Qu’on les stérilise toutes à coup de fer rouge dans la chatte pour éviter les couvées de républicains putrides ! Amen.

Louis de Bonald (1754 – 1840)

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Génie de la pensée royaliste, traditionaliste et contre-révolutionnaire.

Père fondateur de la sociologie, Louis de Bonald s’est attaqué tout au long de son œuvre à l’escroquerie droit-de-l’hommiste ainsi qu’au Contrat Social de Rousseau en prônant un retour à la royauté et aux principes de l’Église Catholique Romaine.

« Il faut, quand on gouverne, voir les hommes tels qu’ils sont, et les choses telles qu’elles devraient être. »

« L’homme n’est riche que de la modération de ses désirs. »

« L’homme naît perfectible, l’animal naît parfait. »

« Il y a des gens qui ne savent pas perdre leur temps tout seuls : ils sont le fléau des gens occupés. »

« La suffisance n’exclut pas le talent mais elle le compromet. »

« Les grandes pensées viennent du cœur, et les grandes affections viennent de la raison. »

« Des sottises faites par des gens habiles, des extravagances dites par des gens d’esprit, des crimes commis par d’honnêtes gens… Voilà les révolutions. »

« On ne devrait assembler les hommes qu’à l’Église ou sous les armes parce que là, ils ne délibèrent point, ils écoutent et obéissent. »

« Un gouvernement ne périt jamais que par sa faute, et presque toujours par d’anciennes fautes qui en font commettre des nouvelles. »

« Ce ne sont pas les gens riches qui oppriment le peuple, mais ceux qui veulent le devenir. »

« Dans le père est le pouvoir, c’est à dire la volonté et l’action de produire et de conserver, ou de développer l’intelligence de l’enfant. »

« Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n’est pas de faire son devoir mais de le connaître. »

« L’irréligion sied mal aux femmes, il y a trop d’orgueil pour leur faiblesse. »

« Dans une société bien réglée, les bons doivent servir de modèles et les méchants d’exemple. »

« On conduit les enfants par la raison de l’autorité et les hommes par l’autorité de la raison : c’est au fond la même chose, car la raison est la première autorité, et l’autorité la dernière raison. »

Florilège de citations de Louis de Bonald.

Charpentier

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Joseph, père de Jésus de Nazareth, était charpentier.

Parmi les nombreux métiers du bâtiment, charpentier est le plus ancestral de tous. À l’époque du Néolithique, les hommes préhistoriques quittèrent progressivement les grottes et les cavernes souterraines qui leur servaient d’habitat. Ils attachèrent une hache de pierre à un manche de bois à l’aide d’une lanière de cuir pour débiter le bois afin d’édifier les premières charpentes. Ce fut alors les débuts de l’ère de la sédentarisation et de l’enracinement par la maison, l’élevage et l’agriculture. Si avec le temps, les outils et les techniques évoluèrent beaucoup, la noblesse du travail du bois, elle, restera à jamais inchangée.

Abbaye Saint-Georges de Boscherville

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Joyau du Pays de Caux. Normandie.

Cette majestueuse abbaye de style roman fut édifiée du XII ème au XIII ème siècle sur l’emplacement d’un ancien temple païen. De récentes fouilles archéologiques ont même révélé la présence d’un fanum gaulois datant du Ier siècle avant J.C. ainsi que d’une chapelle funéraire du VII ème siècle.

La construction de l’abbaye Saint-Georges de Boscherville fut précédée au XI ème siècle par l’édification d’une collégiale de chanoines voulue par Raoul de Fitzgérald chambellan de Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie « vraisemblablement parce que ses ancêtres reposaient dans la petite chapelle Saint-Georges située dans l’enceinte de leur manoir ».

Le fils de Raoul, Guillaume de Tancarville, entreprit de remplacer la collégiale de chanoines par une abbaye bénédictine. Ce fut en 1113 qu’arrivèrent les premiers moines bénédictins.

Plus tard, l’abbaye fut saccagée à trois reprises par les parpaillots durant les guerres de religion. Puis vers la fin du XVII ème siècle, l’abbaye fut réformée par des moines Mauristes, congrégation de moines bénédictins connue pour son haut niveau d’érudition. Cette congrégation et ses membres tiraient leur nom de Saint-Maur, disciple de Saint-Benoît.

Aujourd’hui, le cloître ainsi que la plupart des bâtiments adjacents ont disparu. Il subsiste toutefois, en plus de la somptueuse église abbatiale en pierre blanche (XII ème siècle), la chapelle des Chambellans située au nord qui date du XIII ème siècle ainsi que les somptueux jardins à la française.

Répression de l’insurrection Lyonnaise. Massacre de la plaine des Brotteaux. (décembre 1793 – janvier 1794).

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Massacre de la plaine des Brotteaux. Le président de la commission révolutionnaire de Lyon, un certain Pierre-Mathieu Parein, avait recommandé de substituer la mitraillade collective aux fusillades individuelles et à la guillotine.

« Les deux commissions exécutives, l’une militaire, l’autre dite de justice populaire, créées par le décret du 12 octobre 1793 ont déjà commencé leur travail. L’une fusille, l’autre envoie les condamnés à la guillotine. La première exécution a lieu le 2 novembre, et, le même jour, la Convention décrète que les contre-révolutionnaires de Lyon, devront être jugés en huit minutes. L’ancien maire jacobin du temps de Chalier, Antoine-Marie Bertrand, un manufacturier de la ville, a été rétabli. Les dénonciations et les arrestations se multiplient. Dès le 25 octobre, les premières « maisons fastueuses » de la place Bellecour sont livrées à la démolition. Huit cents ouvriers recrutés parmi les « bons patriotes » dans les 32 sections que compte Lyon sont à l’œuvre. On ne se venge pas seulement des hommes, on se venge aussi des pierres pourvu qu’elles soient « aristocratiques ».

De son côté, Collot d’Herbois a quitté Paris avec un détachement de l’armée révolutionnaire et quelques jacobins « choisis parmi les patriotes les plus avancés ». Quant à la « liberté » qui sert de prétexte à sa nouvelle mission de Lyon, elle devrait rougir d’être invoquée dans des circonstances aussi dramatiques. […]

Ce qui va se passer là, en particulier au cours des deux terribles mois de décembre 1793 et de janvier 1794, est du point de vue de l’ampleur de la répression sans exemple dans l’histoire de la révolution, à l’exception de la Vendée et de Nantes. Lyon va perdre plusieurs dizaines de milliers d’habitants pendant la Terreur. Sa population chute de 130 000 habitants avant le siège à moins de 80 000 en avril 1794, selon les estimations de Joseph Fouché lui-même. Une partie des habitants a fui la ville, les autres y trouveront la prison et la mort. On ne se perdra pas dans les chiffres, d’autant plus que pour une fois les historiens s’accordent à peu près sur le nombre de victimes. Depuis la prise de la ville jusqu’au départ de Fouché, début avril 1794, ils en comptent près de 2000, dont 820 guillotinés et 1120 mitraillés et fusillés avec un pic effrayant de 1279 exécutions du 20 novembre 1793 au 20 janvier 1794. Personne ne connait en revanche le nombre de victime du siège en août et septembre 1793, mais on sait que 74 prêtres ont fait partie des condamnés à mort Lyonnais au cours de cette période. En janvier, un sans-culottes parle froidement « d’abattis » de têtes aristocratiques. On appréciera l’ampleur de l’hécatombe lyonnaise si on la compare avec les guillotinés du tribunal révolutionnaire de Paris. En six mois, du 20 septembre 1793 au 20 avril 1794 (vendémiaire à germinal), on compte près de quatre fois moins de victimes à Paris qu’à Lyon – 542 pour 1962 – ce qui est considérable compte tenu de la différence de population entre les deux villes.

Le plus redoutable des accusateurs publics n’était pas Fouquier-Tinville à Paris, c’était le général de brigade Pierre-Mathieu Parein, le président de la commission révolutionnaire de Lyon, que personne ne connait. On le sait, Fouquier-Tinville finira sur l’échafaud après la chute de Robespierre. Comme par hasard, Pierre-Mathieu Parein s’en sortira, et où le retrouve-t-on sous le Consulat ? Au ministère de la Police où Joseph Fouché l’emploie discrètement au sein de la police politique. En 1806, il émarge encore sur la liste des fonds secrets pour la somme de 2000 livres. Il était spécialement chargé de surveiller le faubourg Sain-Antoine. Il mourra riche et dans son lit. Il y a des protecteurs qui ont le bras long… »

Extrait de Fouché, les silences de la pieuvre de Emmanuel de Waresquiel.

Aujourd’hui encore, la chapelle expiatoire des Brotteaux, érigée sur les lieux du massacre, abrite dans sa crypte les ossements de 209 résistants Lyonnais lâchement mitraillés par leur république scélérate et mortifère le 3 décembre 1793 dans la plaine des Brotteaux. Camarade, si tu passes à Lyon, avant que la putidrité socialope Gérard Collomb n’ordonne sa destruction, n’oublie pas de rendre hommage à ces héros anonymes, ils le méritent bien.