Amazone

amazone
Leïla, princesse aux yeux de braise.

Dans une nuit d’encre étoilée, parmi les dunes de sable fin qui forment et déforment ce désert s’étendant à perte de vue et dont l’aridité et la chaleur ont toujours angoissé les plus intrépides roumis (si il est permis d’utiliser cette expression), Mouammar avait garé son dromadaire non loin d’une tente à côté de laquelle un jeune couple de berbères s’embrassait.

Curieux, le jeune nedjdi s’avança discrètement camouflé dans l’obscurité de la nuit par la djellaba de couleur sombre dont il s’était affublé. Méfiant, il profita d’un blatèrement soudain pour dégainer discrètement son cimeterre. Mais surpris par le cri du dromadaire, les deux amants interrompirent leurs embrassades et le jeune homme, en tournant la tête, reconnut instantanément la silhouette de Mouammar qui s’avançait vers lui, l’air déterminé et brandissant son cimeterre.

Alors le jeune céladon, pris de panique, s’enfuit à pleines babouches à travers le désert. Nul ne sut ce qu’il devint et tandis qu’il fuyait dans les dunes, Mouammar, toute tente dressée, s’avança vers la douce et tendre Leïla, princesse aux yeux de braise qui ne se donne qu’une fois. Les deux amoureux pénétrèrent dans la tente. Ils y passèrent la nuit. Le lendemain, au lever du soleil, Mouammar et son poireau enfin dégorgé reprirent sereinement leur route à travers le désert.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s