Bataille d’Heilsberg (10 juin 1807)

Bataille-d-heilsberg
Emmenés par le maréchal Soult, les grognards lancent l’offensive sur Heilsberg où se sont retranchés 90 000 russes. 10 juin 1807.

La bataille d’Heilsberg est un épisode de la campagne de Pologne (1807) menée par l’empereur Napoléon Ier.

Elle oppose l’armée russe de Bennigsen à la Grande Armée commandée par Napoléon en personne, lui-même secondé par des maréchaux et généraux de renom tels que Soult, Murat, Lannes ou Berthier.

La bataille d’Heilsberg se solda par une victoire française. Sur le plan stratégique, cette bataille d’Heilsberg fut le prélude à la grande bataille de Friedland qui eut lieu 4 jours plus tard et qui vit la déroute totale de l’armée russe.

« Depuis la bataille d’Eylau l’ennemi avait établi de fortes redoutes à droite et à gauche d’Heilsberg : en fortifiant cette ville d’un ouvrage en terre, l’intention des russes était de nous arrêter là, afin de couvrir Kœnigsberg. Telle était leur position défensive. Notre 4ème corps l’attaqua d’abord avec vigueur, et fut reçu de même : après plusieurs heures de combat l’ennemi se retira dans ses lignes fortifiées et dans la ville.

Alors le maréchal Soult reçut l’ordre d’enlever les redoutes de vive force. Aussitôt je tournais la plus grande, qui se trouvait à notre gauche ; j’y fis pleuvoir d’abord une grêle de mitraille et d’obus, qui tuèrent la plupart des canonniers à leurs pièces ; puis, détournant mon feu sur les chevaux de frise qui en masquaient l’entrée, je les renversai, et, en faisant sonner la charge, nous nous précipitâmes en avant.

Cinq minutes après, la brave division Saint-Hilaire, son général en tête, se trouvait avec moi au milieu de la redoute : sans nous arrêter nous nous portâmes sur celle qui était à droite, et nous l’enlevâmes de même que la première. Enfin malgré nos pertes, nous marchâmes encore sur la troisième, et nous la forçâmes comme les deux précédentes. Cependant notre division était fort affaiblie, tant par ces trois actions successives que par l’occupation des trois redoutes, où nous avions été obligés de laisser du monde.”

Extrait des Mémoires militaires, mis en ordre et rédigés par M. Le Miere de Corvey.

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