Bataille de la Bérézina (26 – 29 novembre 1812)

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Sous -30° au thermomètre de Réaumur, les grognards de la Grande Armée se ruent par milliers vers des ponts de fortune pour traverser la Bérézina.

5 semaines après s’être retiré de Moscou, la Grande Armée de Napoléon Ier harcelée par les cosaques du maréchal Koutouzov se retrouvent face à un obstacle de taille : la rivière Bérézina. Le seul pont permettant la traversée a été détruit par les Russes. La Grande Armée construit alors des ouvrages de fortune et 500 000 hommes réussissent à échapper à l’ennemi. Mais les troupes sont déjà décimées par le froid et la faim. 300 000 soldats sur 700 000 rentreront en France. La retraite se transforme en débâcle. L’armée impériale venait de perdre tout son prestige.

Deux siècles plus tard, alors qu’elle est perçue, à tort ou à raison, comme une défaite française, l’historien Jean Tulard, définit la bataille ainsi : “Berezina, victoire française 27-28 novembre 1812. Les clichés ont la vie dure. Le mot de Berezina continue à être employé en France pour signifier un désastre, une catastrophe. Au contraire, la bataille de la Bérézina fut, dans des conditions difficiles, une victoire française illustrée par l’action héroïque du général Éblé. […] Napoléon et le gros de ses forces ont échappé à la manœuvre de Tchitchagov et de Wittgenstein qui laissent beaucoup d’hommes sur le terrain. Ce succès n’aurait pas été possible sans l’héroïsme du général Éblé et de ses pontonniers.”

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