Diane de Poitiers (1500 – 1566)

Diane de Poitiers au château d’Anet, vers 1545.

Fille de Jean de Poitiers, Diane de Poitiers fut pendant plus de 20 ans la favorite du roi de France Henri II qui était alors marié à Catherine de Médicis. Diane de Poitiers comptait 20 printemps de plus qu’Henri II mais malgré cela, il semble que les deux êtres se soient toujours aimés sincèrement.

Comme beaucoup de femme de son temps, Diane de Poitiers était dotée d’un sens aigu du pouvoir et de ses intérêts financiers. Elle exerça une grande influence sur Henri II et bénéficia de bon nombre de dons, faveurs, privilèges et honneurs.

Entre autres cadeaux et largesses que lui offrit Henri II, on pourrait citer les bijoux de la couronne, un hôtel parisien, mais aussi de nombreuses terres, tels que le duché d’Étampes ou encore la propriété royale de Chenonceaux, qui vinrent s’ajouter à ses propriétés de Breval, de Nogent et d’Anet.

Grande mécène et promotrice dans les domaines de l’art, des lettres et de l’architecture, Diane de Poitiers fit travailler un grand nombre de peintres, sculpteurs (comme Jean Goujon) et architectes dont le fameux Philibert de l’Orme qu’elle fit nommer surintendants des bâtiments royaux et dont l’œuvre la plus emblématique est le château d’Anet aujourd’hui grande partie détruit.

Après la mort accidentelle d’Henri II survenue le 10 juillet 1559, Diane de Poitiers se retira dans son château d’Anet où elle mourut à l’âge de 66 ans.

Diane de Poitiers fut inhumée dans l’église du village puis transférée quelques années plus tard dans la chapelle sépulcrale du château d’Anet.

En 1795, lors de l’enfer révolutionnaire anti-français, la sépulture de Diane de Poitiers fut profanée par deux infâmes commissaires de la Sûreté Générale. Le corps de Diane, parfaitement conservé, fut jeté dans une fosse commune creusée près de l’église, son sarcophage fut transformé en auge à cochon et le socle en plomb fut utilisé par les révolutionnaires pour fabriquer des « balles patriotes ».

Vers 1960, la chapelle et son tombeau (vide) furent restaurés et retrouvèrent leur aspect initial.

En 2008, une équipe de chercheur parvint à retrouver les restes de Diane de Poitiers dont l’identification fut formellement fondée sur une fracture d’un tibia. Mais les chercheurs découvrirent dans le squelette de la favorite une concentration en or 500 fois supérieure à la normale. En effet, afin de préserver sa jeunesse et sa beauté pour l’amour d’Henri II, Diane de Poitiers avait pour habitude d’absorber chaque matin au réveil un élixir de jouvence à base d’or que ses chirurgiens lui prescrivaient. Et c’est en fait cette cure de jouvence dorée qui lui fut fatale.

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