Oratores

oratores
Pater noster, qui es in caelis sanctificetur nomen tuum adveniat regnum tuum fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra. Panem nostrum quotidianum da nobis hodie et dimitte nobis debita nostra sicut et nos dimittimus debitoribus nostris et ne nos inducas in tentationem sed libera nos a malo. Amen.

À l’époque où les sociétés occidentales étaient encore saines et équilibrées, on appelait oratores ceux qui formaient le Clergé et qui priaient pour le salut des deux autres ordres : les Bellatores (ceux qui combattent) et les Laboratores (ceux qui travaillent).

Les États Généraux de 1789 mirent fin à cette organisation naturelle des sociétés afin de mettre en place un système basé sur la primauté de l’argent mieux connu sous le nom de tyrannie bourgeoise ou libéralisme d’où découlera plus tard la toute-puissance du capitalisme à laquelle succèdera ensuite la dictature de la finance cosmopolite et du grand capital apatride.

Toute cette vilenie, cette crapulerie est habilement masquée par le trinôme mensonger : liberté – égalité – fraternité.

En effet, La liberté est le propre de toute activité spirituelle. Elle ne peut donc être en aucun cas le principe du droit et encore moins celui des échanges économiques dans lesquels seule la fraternité doit régner (quand on produit quelque chose, c’est toujours pour les autres). La liberté appliquée au Marché ne peut donc qu’aboutir à la liberté d’entreprendre (libéralisme) donc d’exploiter l’autre, et par conséquent, à une société qui tend, génération après génération, vers toujours plus d’inégalités.

Pour contrebalancer cette escroquerie à la pseudo liberté, les cerveaux malades des loges maçonniques ont pensé à tout, ils ont accolé le terme “égalité” pour accomplir la tromperie parfaite. D’abord, on en conviendra sans tergiverser, il n’y a pas d’égalité dans une société où les inégalités entre exploiteurs et exploités sont de plus en plus criantes. Par ailleurs, L’égalité, concept purement mathématique, n’a anthropologiquement ni queue ni tête. C’est une utopie doublée d’une illusion pour endormir la masse naïve et inculte et permettre à nos maîtres à tous (les rupins de la finance mondialisée) de dominer sans que personne ne se pose de question. Ainsi on admettra de façon unanime que si 8 est l’égal de 5 plus 3, Mimi Mathy la naine du déculturo-mondain n’est pas l’égale d’un Ramon Dekkers ou d’un Rob Kaman et que Robert Trucmuche n’est encore moins l’égal d’un David Rockefeller ou d’un Michaël Bloomberg. Ce concept d’égalité a donc été inverti et privé de son sens originel pour qu’on y comprenne plus rien.

Il convient donc de remettre les choses à leur place. La sphère spirituelle d’abord, qui répond au besoin de l’esprit, est fondée sur le principe de liberté (intérieure). La sphère des droits civils répond aux besoins de l’âme (qui a besoin d’être équilibrée et en paix) et doit donc être fondée sur un principe d’égalité. Enfin la sphère économique qui répond aux besoins du corps (se loger, se nourrir, s’habiller…) doit, elle, se fonder sur la fraternité.

Le slogan révolutionnaire, on le voit, est une duperie maçonnique dans le sens où il tend à présenter trois principes bien distincts en un seul. Et c’est parce qu’il présente ces trois principes distincts comme interchangeables et applicables l’un à l’autre et l’autre à l’un – alors qu’il convient de ne surtout pas les mêler – que la devise sataniste de leur république a été le moteur de la dérégulation et de la destructuration de nos sociétés.

Accolés et entremêlés tous les trois en un seul, liberté-égalité-fraternité ont engendré tous les maux qui gangrènent aujourd’hui nos sociétés : libéralisme (liberté économique), socialo-communisme (égalité économique), communautarisme victimaire et exacerbé (liberté juridique) aboutissant à la haine de la civilisation européenne. Totalitarisme égalitaire (fraternité et égalité exacerbées), aboutissant à un abaissement de l’esprit, au règne de la médicocrité et qui condamne les hommes à un nivellement par le bas à marche forcée. La situation actuelle de l’Éducation (anti) Nationale en étant la plus belle illustration.

Cette fourberie maçonnique a jeté la France, son prestige et ses traditions sur un toboggan d’huile pour une descente aux enfers qui semble ne jamais se terminer.

En attendant la renaissance inéluctable de la France Éternelle, oratores, priez pour nous.

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2 réflexions sur “Oratores

  1. Cher Fou,

    Décidemment, l’automne est d’inspiration féconde !

    Bravo pour cet ode en creux à la vérité catholique. Je l’ai fait suivre à un prêtre connu pour sa grande érudition : il ne manquera sans doute pas de vous faire savoir ce qu’il en pense.

    Amitiés

    P.

    1. Cher Robert,
      Comment puis-je vous remercier d’avoir diffuser les pages de ce blog dans nos saintes paroisses ? Avec du fromage et de la cochonaille peut-être ?

      Amitiés également.

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