Jean-Nicolas Stofflet (1753 – 1796)

stofflet
Chronique de la France asservie et résistante.

Durant les Guerres de Vendée, Jean-Nicolas Stofflet fut l’un des principaux artisans de la résistance française à l’oppression et à la tyrannie républicaine. Il prit une part active au commandement de l’armée Catholique et Royale bien qu’il ne parvint finalement jamais à s’imposer comme Généralissime et ce malgré son intelligence reconnue, son ambition et ses talents militaires indiscutables. Dès les débuts du soulèvement vendéen, Stofflet se distingue dans les batailles de Fontenay, Cholet, Saumur ou encore Beaupréau.

“Stofflet était à la tête des paroisses du côté de Maulévrier. Il était originaire de Lorraine et avait été soldat. Lors de l’insurrection vendéenne, il était garde-chasse au château de Maulévrier : il avait alors quarante ans ; il était grand et robuste. Les soldats ne l’aimaient pas, parce qu’il était dur et brutal; mais ils lui obéissaient mieux qu’à personne, et cela le rendait fort utile. Les généraux avait grande confiance en lui ; il était actif, intelligent et brave. À la fin de mauvais conseillers se sont emparés de son esprit, l’on gouverné et lui ont inspiré un orgueil, une vanité qui ne lui était pas naturel, et qui lui ont fait commettre de grandes fautes et causé beaucoup de tort au parti. Alors il était, comme tout le monde, dévoué à faire le mieux possible, sans songer à lui.” Extrait des Mémoires de la marquise de La Rochejaquelein.

Après la mort des principaux généraux de l’armée Catholique et Royale et l’issue tragique de la Virée de Galerne, Stofflet poursuivit la résistance et établit son quartier général dans la forêt de Vezins.

Toutefois, les revers subis par les armées vendéennes l’amenèrentt à faire sa soumission en acceptant les termes du traité de Saint-Florent-le-Vieil (mai 1795). Traité qu’il viola aussitôt en reprenant les armes quelques mois plus tard.

Mais cette dernière tentative échoua et l’insaisissable Stofflet fut malheureusement capturé par les républicains. Le chef royaliste fut condamné à mort sans procès et fusillé à Angers le 25 février 1796.

Avant son exécution, Stofflet interrogea la troupe républicaine pour savoir si, par hasard, un Lorrain s’y trouvait. Un soldat sortit alors du rang et Stofflet lui offrit sa montre. Comme beaucoup de ses camarades résistants, Stofflet refusa qu’on lui bandât les yeux en déclarant : “Je vais vous apprendre une fois de plus qu’un général vendéen n’a pas peur des balles.”

Gloires et respects à Jean-Nicolas Stofflet. Force et Honneur contre l’abjection et l’avanie de leur dégoutante république de voleurs cosmopolites.

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