Le Pardon de Bonchamps (18 octobre 1793)

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Le Pardon de Bonchamps. D’après la statue de David d’Angers érigée en l’église Saint-Florent-le-Vieil.

Charles Melchior Artus de Bonchamps (1760 – 1793) est l’un des plus valeureux et des plus braves artisans de la résistance de la France Éternelle face aux poisons démocratique et républicain qui infectent encore la France de nos jours.

En 1789, la révolution prétendument française (qu’il désapprouve et qu’il vomit immédiatement) lui fit quitter son poste de capitaine dans le régiment d’Aquitaine. Il se retira alors à la Baronnière, son château situé en Anjou. C’est là, que les paysans, insurgés contre cette folie de diarrhée républicaine, vinrent le quérir pour le mettre à leur tête.

Doué de toutes les qualités qui caractérisaient les héros de notre France, Bonchamps prit, avec Maurice-Louis-Joseph Gigot d’Elbée, la tête de l’Armée Catholique et Royale suite à la mort de Jacques Cathelineau (juillet 1793).

Bête Noire de la bourgeoisie cosmopolite Conventionnée, Bonchamps combattit jusqu’à la mort pour extirper la verrue républicaine qui défigurait la France.

Mortellement blessé lors de la bataille de Cholet (17 octobre 1793), il fut transporté agonisant à Saint-Florent-le-Vieil. C’est là, sur son lit de mort, que Bonchamp obtint la grâce et la libération de 5000 prisonniers républicains. Ses lèvres entrouvertes laissèrent passer un dernier souffle qui, en s’en allant, ôta la vie d’un homme et en sauva 5000… Les soldats républicains furent alors libérés contre la promesse de ne plus jamais revenir combattre leurs frères Vendéens.

Mais la charité catholique de Bonchamps fut bien évidemment salie par le furoncle jacobin. En effet, les soldats républicains furent contraints de reprendre les armes contre ceux qui les avaient graciés. Ils reçurent la consigne de ne jamais parler de cet épisode. On leur ordonna même de raconter qu’ils furent « tirés des griffes des rebelles par l’armée républicaine ».  La charité, la bonté, la générosité ne sont clairement pas les valeurs de leur république.

Parmi les prisonniers graciés se trouvait le père de l’artiste David d’Angers. C’est ce même David d’Angers qui érigea en 1825 la statue du « Pardon de Bonchamps » qui orne toujours le tombeau de Bonchamps en l’église de Saint-Florent-le-Vieil.

« Monsieur de Bonchamps, après sa blessure, a été transporté à Saint-Florent, où se trouvent 5 000 prisonniers renfermés dans l’église. La religion catholique avait jusqu’alors préservé les républicains de représailles sanguinaires ; mais lorsqu’on leur annonça que mon infortuné mari était blessé mortellement, leur fureur égala leur désespoir ; ils jurèrent la mort des prisonniers. Monsieur de Bonchamps avait été porté chez Monsieur Duval, dans le bas de la ville. Tous les officiers de son armée se rangèrent à genoux autour du matelas sur lequel il était étendu, attendant avec anxiété la décision du chirurgien. Mais la blessure ne laissait aucune espérance ; monsieur de Bonchamps le reconnut à la sombre tristesse qui régnait sur toutes les figures. Il chercha à calmer la douleur de ses officiers, demanda avec instance que ses derniers ordres fussent exécutés, et aussitôt il prescrivit que l’on donnât la vie aux prisonniers ; puis se tournant, vers d’Autichamp, il ajouta : « Mon ami, c’est sûrement le dernier ordre que je vous donnerai, laissez-moi l’assurance qu’il sera exécuté ». En effet, cet ordre, donné sur son lit de mort, produisit tout l’effet qu’on en devait attendre ; à peine fut-il connu des soldats que de toutes parts ils s’écrièrent : « Grâce ! Grâce ! Bonchamps l’ordonne ! ». Et les prisonniers furent sauvés. » Mémoires de Madame de Bonchamps (décédée en 1845).

« Bonchamps était celui que les Rebelles chérissaient le plus et auquel on accordait en même temps les plus grands talents. » Jean-Baptiste Kléber, général républicain.

 

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2 réflexions sur “Le Pardon de Bonchamps (18 octobre 1793)

  1. Je ne suis pas sûre que Pardon soit un titre adéquat : Bonchamps gracie mais pardonne-t-il?
    Il faut également savoir que non seulement les dits graciés ont repris le combat alors qu’ils étaient engagés à ne plus prendre les armes contre les révoltés de l’Ouest, mais certains ont commis l’infamie de tirer sur le convoi mortuaire de celui qui venait de leur sauver la vie et de leur rendre la liberté!…

  2. Ayant fait pas mal de recherches à ce sujet pour un roman sur fond historique, on sait aujourd’hui que les prisonniers n’ont pas pu attaquer les Royalistes, puisque leur corps a quitté la Vendée, sauf éventuellement quelques fuyards. La plupart de ces prisonniers étaient d’ailleurs blessé ou malade…parfois les deux. Après…il faut savoir si vous souhaitez faire de l’historique et de la politique

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