Bataille d’Ulm (15 – 20 octobre 1805)

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« Faites donner la charge ! »

“Soldats de la Grande Armée, je vous ai annoncé une grande bataille. Mais grâce aux mauvaises combinaisons de l’ennemi, j’ai pu obtenir les mêmes succès sans courir aucun risque… En quinze jours, nous avons fait une campagne.” Napoléon Bonaparte.

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Bataille d’Iéna (14 octobre 1806)

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La charge finale du maréchal Murat.

Cette brillante bataille d’Iéna, combinée à celle d’Auerstaedt et qui s’inscrit alors dans le cadre de la campagne de Prusse et de Pologne, est une illustration triomphale et incontournable d’un passé militaire français glorieux. Elle se déroula le 14 octobre 1806 dans l’actuel land allemand de Thuringe et s’acheva par une victoire totale des français commandés par Napoléon face à des prussiens commandés par le général Hoenhole.

Dans un épais brouillard, prises d’assaut par les corps armés d’Augereau, de Lannes, de Ney et de Soult, les colonnes prussiennes, qui comptaient pas moins de 45 000 hommes, s’envolèrent comme des pigeons après plusieurs heures d’intenses combat nourries par un feu d’artillerie particulièrement intense.

Contrairement à Austerlitz, où Napoléon n’avait pas donner l’ordre de poursuivre les fuyards, l’empereur fait, cette fois-ci, donner la charge de cavalerie pour en finir avec l’ennemi. Les hussards de Murat se chargèrent aisément de la tâche.

Quelques semaines plus tard, Napoléon entre dans Berlin, soit moins d’un mois après être entré en campagne. La Prusse est soumise, son armée décimée, son artillerie saisie, ses généraux tués ou capturés. Le 9 juillet 1807, par le traité de Tilsit, Napoléon entérine la question Prusse en l’amputant de la moitié de son territoire et en la soumettant à une indemnité de guerre considérable.

Il était donc une époque, pas si lointaine, où la France s’appartenait pleinement. Son génie militaire, qui n’était alors pas encore au service d’intérêts étrangers, pouvait exprimer sa supériorité sur les champs de bataille face à toutes les nations d’Europe, de l’Espagne à la Russie en passant par l’Autriche et la Prusse. Seule la putridité anglaise pouvait alors se montrer parfois taquine sur les mers. Une époque où l’Europe vivait sous la baguette bienfaitrice de la France là où aujourd’hui, elle souffre, elle saigne, elle s’étiole, elle se dissout, elle se détériore, elle se meurt sous les coups conjugués d’un mondialisme funeste, d’un multiculturalisme néfaste et d’une tyrannie mortifère des Banques.

Bataille de Dresde (26 et 27 août 1813).

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Le maréchal Laurent de Gouvion-Saint-Cyr à la bataille de Dresde, 26 – 27 août 1813.

“Malgré notre tenue sévère, voilà que tout est contre nous ; mais l’armée fait encore des prodiges de valeur. Pour lors se donnent des batailles de montagnes, peuples contre peuples, à Dresde… Souvenez-vous de ça, vous autres, parce que c’est là que le Français a été si particulièrement héroïque, que dans ce temps-là, un bon grenadier ne durait pas plus de six mois.”

Récit donné dans une grange, lors d’une veillée, par un ancien grognard de la Grande Armée de Napoléon et extrait du Médecin de Campagne d’Honoré de Balzac (1833).

La Confiance

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La Confiance. Frégate commandée par Robert Surcouf au large de Brest. Vers 1800.

Le trente et un du mois d’août Nous vîmes venir sous l’vent a nous, Le trente et un du mois d’août Nous vîmes venir sous l’vent a nous, Une frégate d’Angleterre Qui fendait la mer et les eaux, c’etais pour attaquer Bordeaux Le capitaine, en un instant, Fit appeler son lieutenant Le capitaine, en un instant, Fit appeler son lieutenant : « Lieutenant, te sens-tu capable, Dis-moi, te sens-tu z’assez fort Pour prendre l’Anglais à son bord ? Le lieutenant fier et hardi Lui répond : Capitaine,oui Le lieutenant fier et hardi Lui répondit : Capitaine,oui Faites branl’bas à l’équipage Je vas z’hisser not’pavillon Qui rest’ra haut, nous le jurons. Le maître donne un coup d’sifflet Pour faire monter les deux bordées Le maître donne un coup d’sifflet Pour faire monter les deux bordées Tout est paré pour l’abordage Hardis gabiers, fiers matelots Braves canonniers, mousses, petiots. Vire lof pour lof en un instant nous l’attaquons par son avant Vire lof pour lof en un instant nous l’attaquons par son avant A coup de haches d’abordage De pique, de sabre, de mousquetons, nous l’avons mis a la raison Que dira-t-on de lui tantôt, En Angleterre et à Bordeaux, Que dira-t-on de lui tantôt, En Angleterre et à Bordeaux, Qu’a laissé prendre son équipage Par un corsaire de six canons Lui qu’en avait trente et si bons ? Buvons un coup, buvons-en deux A la santé des amoureux, Buvons un coup, buvons-en deux A la santé des amoureux, A la santé du Roi de France Et merde pour le Roi d’Angleterre, Qui nous a déclaré la guerre !

Anne de Beaujeu (1461 – 1522)

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Anne de Beaujeu. D’après une statue signée Jacques Édouard Gatteaux de la série Reine de France et Femmes illustres du jardin du Luxembourg. Paris 6.

À sa mort en 1483, Louis XI confiera la régence du royaume aux époux Beaujeu en raison du jeune âge de son fils Charles VIII qui n’avait alors que 13 ans. Appelée Madame, Anne doit rapidement faire face à une hostilité féodale conduite par le duc d’Orléans, le futur Louis XII.

Anne de Beaujeu s’empresse donc de réunir les Etats Généraux à Tours en 1484 et parviendra finalement à se maintenir au pouvoir pendant sept ans. Sa préoccupation essentielle sera de marier son frère Charles VIII à Anne de Bretagne malgré la promesse donnée par le prince d’épouser Marguerite d’Autriche élevée et gardée à cet effet à Amboise. Finalement l’union de Charles VIII et d’Anne de Bretagne sera célébrée dans la plus grande discrétion au château de Langeais, le 6 décembre 1491. Cette union aura pour effet de rapprocher le royaume de France à cet important duché qu’était la Bretagne.

C’est en 1522, près de Moulins, qu’Anne de Beaujeu rendra son âme à Dieu.

 

 

Bataille de la Roche-aux-Moines (2 juillet 1214)

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« Montjoie ! Saint-Denis ! »

L’anglais Jean sans Terre n’est pas présent lui-même à la bataille de Bouvines et pour cause : il vient d’essuyer un bel échec devant La Roche-aux-Moines, près d’Angers.

Fraichement débarqué à La Rochelle en février 1214, il rejoint le Poitou avec son armée et cherche à attirer le roi de France Philippe II Auguste loin de Paris afin que ce dernier dégarnisse, par la même occasion, sa frontière nord. Mais, apprenant l’approche imminente d’Otton IV au nord de la France, Philippe Auguste repart en direction du nord et envoie son fils, le futur Louis VIII, avec quelques centaines de chevaliers, au-devant de Jean sans Terre. Craignant de se voir couper la voie de repli en cas d’échec devant Paris, Jean sans Terre décide le 19 juin d’assiéger la puissante forteresse de La Roche-aux-Moines. Mais les assiégés, menés par le sénéchal d’Anjou, résistent vaillamment. Le 2 juillet, le prince Louis arrive en renfort et Jean sans Terre est contraint de fuir sans même livrer bataille, abandonnant derrière lui ses machines de siège et ses trésors. Il se réfugie à La Rochelle, abandonné par ses vassaux poitevins.

Sans être un triomphe pour les Français, c’est un échec humiliant pour le perfide Jean sans Terre qui se retrouve durement fragilisé et décrédibilisé face aux barons anglais.