Bataille d’Ulm (15 – 20 octobre 1805)

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« Faites donner la charge ! »

“Soldats de la Grande Armée, je vous ai annoncé une grande bataille. Mais grâce aux mauvaises combinaisons de l’ennemi, j’ai pu obtenir les mêmes succès sans courir aucun risque… En quinze jours, nous avons fait une campagne.” Napoléon Bonaparte.

Ours brun

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Ursus arctos. Poitou, 1123.

« Par le sang du Christ elle est poursuivie par un ours !!! »

Godefroy Amaury de Malefète, comte de Montmirail, d’Apremont et de Papincourt, dit le « Hardi », capitaine de Louis VI le Gros. Les Visiteurs, Jean Marie Poiré, 1993.

Bataille d’Iéna (14 octobre 1806)

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La charge finale du maréchal Murat.

Cette brillante bataille d’Iéna, combinée à celle d’Auerstaedt et qui s’inscrit alors dans le cadre de la campagne de Prusse et de Pologne, est une illustration triomphale et incontournable d’un passé militaire français glorieux. Elle se déroula le 14 octobre 1806 dans l’actuel land allemand de Thuringe et s’acheva par une victoire totale des français commandés par Napoléon face à des prussiens commandés par le général Hoenhole.

Dans un épais brouillard, prises d’assaut par les corps armés d’Augereau, de Lannes, de Ney et de Soult, les colonnes prussiennes, qui comptaient pas moins de 45 000 hommes, s’envolèrent comme des pigeons après plusieurs heures d’intenses combat nourries par un feu d’artillerie particulièrement intense.

Contrairement à Austerlitz, où Napoléon n’avait pas donner l’ordre de poursuivre les fuyards, l’empereur fait, cette fois-ci, donner la charge de cavalerie pour en finir avec l’ennemi. Les hussards de Murat se chargèrent aisément de la tâche.

Quelques semaines plus tard, Napoléon entre dans Berlin, soit moins d’un mois après être entré en campagne. La Prusse est soumise, son armée décimée, son artillerie saisie, ses généraux tués ou capturés. Le 9 juillet 1807, par le traité de Tilsit, Napoléon entérine la question Prusse en l’amputant de la moitié de son territoire et en la soumettant à une indemnité de guerre considérable.

Il était donc une époque, pas si lointaine, où la France s’appartenait pleinement. Son génie militaire, qui n’était alors pas encore au service d’intérêts étrangers, pouvait exprimer sa supériorité sur les champs de bataille face à toutes les nations d’Europe, de l’Espagne à la Russie en passant par l’Autriche et la Prusse. Seule la putridité anglaise pouvait alors se montrer parfois taquine sur les mers. Une époque où l’Europe vivait sous la baguette bienfaitrice de la France là où aujourd’hui, elle souffre, elle saigne, elle s’étiole, elle se dissout, elle se détériore, elle se meurt sous les coups conjugués d’un mondialisme funeste, d’un multiculturalisme néfaste et d’une tyrannie mortifère des Banques.

Bataille de Dresde (26 et 27 août 1813).

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Le maréchal Laurent de Gouvion-Saint-Cyr à la bataille de Dresde, 26 – 27 août 1813.

“Malgré notre tenue sévère, voilà que tout est contre nous ; mais l’armée fait encore des prodiges de valeur. Pour lors se donnent des batailles de montagnes, peuples contre peuples, à Dresde… Souvenez-vous de ça, vous autres, parce que c’est là que le Français a été si particulièrement héroïque, que dans ce temps-là, un bon grenadier ne durait pas plus de six mois.”

Récit donné dans une grange, lors d’une veillée, par un ancien grognard de la Grande Armée de Napoléon et extrait du Médecin de Campagne d’Honoré de Balzac (1833).

La Confiance

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La Confiance. Frégate commandée par Robert Surcouf au large de Brest. Vers 1800.

Le trente et un du mois d’août Nous vîmes venir sous l’vent a nous, Le trente et un du mois d’août Nous vîmes venir sous l’vent a nous, Une frégate d’Angleterre Qui fendait la mer et les eaux, c’etais pour attaquer Bordeaux Le capitaine, en un instant, Fit appeler son lieutenant Le capitaine, en un instant, Fit appeler son lieutenant : « Lieutenant, te sens-tu capable, Dis-moi, te sens-tu z’assez fort Pour prendre l’Anglais à son bord ? Le lieutenant fier et hardi Lui répond : Capitaine,oui Le lieutenant fier et hardi Lui répondit : Capitaine,oui Faites branl’bas à l’équipage Je vas z’hisser not’pavillon Qui rest’ra haut, nous le jurons. Le maître donne un coup d’sifflet Pour faire monter les deux bordées Le maître donne un coup d’sifflet Pour faire monter les deux bordées Tout est paré pour l’abordage Hardis gabiers, fiers matelots Braves canonniers, mousses, petiots. Vire lof pour lof en un instant nous l’attaquons par son avant Vire lof pour lof en un instant nous l’attaquons par son avant A coup de haches d’abordage De pique, de sabre, de mousquetons, nous l’avons mis a la raison Que dira-t-on de lui tantôt, En Angleterre et à Bordeaux, Que dira-t-on de lui tantôt, En Angleterre et à Bordeaux, Qu’a laissé prendre son équipage Par un corsaire de six canons Lui qu’en avait trente et si bons ? Buvons un coup, buvons-en deux A la santé des amoureux, Buvons un coup, buvons-en deux A la santé des amoureux, A la santé du Roi de France Et merde pour le Roi d’Angleterre, Qui nous a déclaré la guerre !

Anne de Beaujeu (1461 – 1522)

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Anne de Beaujeu. D’après une statue signée Jacques Édouard Gatteaux de la série Reine de France et Femmes illustres du jardin du Luxembourg. Paris 6.

À sa mort en 1483, Louis XI confiera la régence du royaume aux époux Beaujeu en raison du jeune âge de son fils Charles VIII qui n’avait alors que 13 ans. Appelée Madame, Anne doit rapidement faire face à une hostilité féodale conduite par le duc d’Orléans, le futur Louis XII.

Anne de Beaujeu s’empresse donc de réunir les Etats Généraux à Tours en 1484 et parviendra finalement à se maintenir au pouvoir pendant sept ans. Sa préoccupation essentielle sera de marier son frère Charles VIII à Anne de Bretagne malgré la promesse donnée par le prince d’épouser Marguerite d’Autriche élevée et gardée à cet effet à Amboise. Finalement l’union de Charles VIII et d’Anne de Bretagne sera célébrée dans la plus grande discrétion au château de Langeais, le 6 décembre 1491. Cette union aura pour effet de rapprocher le royaume de France à cet important duché qu’était la Bretagne.

C’est en 1522, près de Moulins, qu’Anne de Beaujeu rendra son âme à Dieu.

 

 

Bataille de la Roche-aux-Moines (2 juillet 1214)

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« Montjoie ! Saint-Denis ! »

L’anglais Jean sans Terre n’est pas présent lui-même à la bataille de Bouvines et pour cause : il vient d’essuyer un bel échec devant La Roche-aux-Moines, près d’Angers.

Fraichement débarqué à La Rochelle en février 1214, il rejoint le Poitou avec son armée et cherche à attirer le roi de France Philippe II Auguste loin de Paris afin que ce dernier dégarnisse, par la même occasion, sa frontière nord. Mais, apprenant l’approche imminente d’Otton IV au nord de la France, Philippe Auguste repart en direction du nord et envoie son fils, le futur Louis VIII, avec quelques centaines de chevaliers, au-devant de Jean sans Terre. Craignant de se voir couper la voie de repli en cas d’échec devant Paris, Jean sans Terre décide le 19 juin d’assiéger la puissante forteresse de La Roche-aux-Moines. Mais les assiégés, menés par le sénéchal d’Anjou, résistent vaillamment. Le 2 juillet, le prince Louis arrive en renfort et Jean sans Terre est contraint de fuir sans même livrer bataille, abandonnant derrière lui ses machines de siège et ses trésors. Il se réfugie à La Rochelle, abandonné par ses vassaux poitevins.

Sans être un triomphe pour les Français, c’est un échec humiliant pour le perfide Jean sans Terre qui se retrouve durement fragilisé et décrédibilisé face aux barons anglais.

Pirate

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18 nœuds, 400 tonneaux de rhum. Je suis fier d’y être moussaillon.

Y en a qui deviennent sergents
Ou marchands d’peinture
Y en a qui vendent des cure-dents
Ou de grosses voitures
Y en a qui restent tout l’temps
Enfermés comme des patates
Mais moi quand je serai grand
Je serai pirate.

Les pirates ont des tas d’frégates
Des sabres pointus et pas de cravate
Les pirates ont du poil aux pattes
Et un’ tête de mort sur les omoplates
Les pirates ont des jamb’ de bois
Et de gros saphirs luisent à leurs doigts
Les pirates ont des nez vermeils
Et des anneaux d’or pendus aux oreilles

Ils vont sur la mer par bon vent arrière
Et mont’ à l’abordage avec des cris sauvages
Tuent les matelots flanquent les corps à l’eau
Et prennent les gonzesses pour leur pincer les fesses
Les pirates ont de gros mousquets
Des tonneaux de poudre et des perroquets
Les pirates sont borgnes d’un œil
Et leur pauvre mère est toujours en deuil.

Les Pirates, de Boris Vian.

Cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Soissons

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Joyau de la Picardie.

C’est vers l’an 300 que l’évêché de Soissons a été fondé. La première cathédrale date, elle, de 646 mais c’est vers 1176 que débutent réellement les travaux de construction de la cathédrale actuelle. L’édifice est dédié à Saint-Gervais-et-Saint-Protais. Le style architectural de la cathédrale de Soissons se situe donc à mi-chemin entre le gothiques primitif (Saint-Denis, Laon, Noyon) et le gothique classique (Paris, Chartres, Bourges). Les plans d’origine, fortement inspirés de ceux de la cathédrale Notre-Dame de Noyon, ont été modifiés en cours de construction afin d’y incorporer certaines innovations.

Après une courte interruption, les travaux redémarrent vers 1194 avec l’arrivée de reliques de Constantinople. En 1212, le chœur et la croisée sont terminés. On décide alors de transformer le transept primitif. Finalement, seul le croisillon nord sera modifié au début du XIVe siècle. La nef est terminée vers 1240.

Parallèlement à l’édification de la nef, on dresse des façades sur le modèle des plans dessinés pour la cathédrale Notre-Dame de Reims. Mais vers 1350, la Guerre de Cent Ans fait rage. La Picardie est particulièrement touchée par les méfaits de la guerre ce qui entraine d’importants retards dans la construction de la cathédrale de Soissons. En 1414, la tour sud est déjà élevée et attend d’être surmontée d’une flèche. On s’apprête aussi à ériger une tour nord mais Soissons est assiégée et mise à sac par les bourguignons. Ces derniers autorisent les habitants à piller le chantier pour leur usage personnel. Tant et si bien que la tour sud ne recevra jamais sa flèche et que la tour nord ne verra jamais le jour faute d’argent. C’est finalement en 1479, avec cette apparence « non achevée », que la cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Soissons sera consacrée.

Au siècle suivant, lors des guerres de religion, la cathédrale de Soissons sera, comme tant d’autres édifices catholiques français, la cible des attaques, des profanations, des pillages et des dégradations perpétrés par la gangrène huguenote. Durant l’orage révolutionnaire de 1789, l’édifice reçoit, là encore, sont lot de violences et de profanations démocratico-républicaines avant d’être converti, sous le Premier Empire, en dépôt de munitions. En 1815, un stock de poudre à canon explose détruisant une grande partie des vitraux…

Dans la deuxième moitié du XIXème siècle, la cathédrale de Soissons fut largement restaurée. Mais à peine les restaurations terminées, 14-18 éclata et la cathédrale servit de cible à des tirs d’artillerie allemande. À la fin des hostilités, l’édifice était littéralement éventré et la tour avait subi de sévères dommages. C’est grâce aux talent de l’architecte Émile Brunet que l’édifice put retrouver son aspect d’origine après de longs travaux de reconstruction.

 

 

Louise de Savoie (1476 – 1531)

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Louise de Savoie. D’après la statue d’Auguste Clésinger. Jardins du Luxembourg, Paris 6e.

Louise de Savoie est la fille de Philippe, duc de Savoie et de Marguerite de Bourbon. À l’âge de 12 ans, Louise de Savoie fut mariée au comte d’Angoulême, Charles d’Orléans.

À la mort du roi Louis XII sans descendance mâle, le fils de Louise de Savoie, François Ier, monte sur le trône. Sous le règne de François Ier, Louise de Savoie exercera la régence à deux reprises : lorsque François Ier partit en Italie du nord se battre contre les Suisses à Marignan puis lorsqu’il sera fait prisonnier par Charles Quint suite à la défaite de Pavi.

Louise de Savoie montre une personnalité compétente et capable dans l’exercice du pouvoir, elle sait parfaitement diriger le royaume dans les intérêts bien sentis du pays réel. Poètes et chroniqueurs de son temps la décrivaient comme une sainte qui a su réformer la cour de France en lui transmettant de bonnes mœurs. Louise de Savoie fut aussi très souvent dépeinte comme évangélique dans sa conception pastorale et traditionnelle de la vie sociale. 

L’étude de la vie de Louise de Savoie et la richesse de son apport personnel à la vie politique et sociale française du XVIème siècle permet de mesurer la hauteur de laquelle la France est tombée en 500 ans. Quand tu passes de Louise de Savoie à Najat Vallaud-Belkacem, tu comprends qu’en fait la décadence dégénérée n’a rien d’une légende. Les sacs à merde qui nous ont collé ce résidu de fiente au gouvernement doivent éprouver une haine toute religieuse à l’égard du pays réel. On est passé de la galanterie traditionnelle française à la pédérastie pour tous et ce dès la maternelle, en mode « toi aussi prends une bitte dans le cul si tu veux pas d’emmerde avec le Système ». La soumission et la domination par l’enculade, c’est ça leur programme à ces suppôts de Marianne la salope. On espère qu’ils courent vite car le jour où la France se réappartiendra, on ne donnera pas cher de leur peau de rastaquouère cosmopolite. Et puisqu’ils aiment tant prendre dans le cul, on leur y mettra leur démocratie bien profond. Vive le Roi !