Bellatores

Petit Chevalier
Bellatores sur son destrier. Il arbore, sur son bouclier, les armoiries D’azur, à trois fleurs de lys d’argent brisé d’un lambel de trois pendants du même. Orléanais, vers 1240.

Dans le royaume de France, à l’époque féodale, nombreux étaient les simples chevaliers qui ne levaient même pas bannière, et qui tenaient directement du Roi un village ou un certain nombre de terre dont les tenanciers leur versaient les cens, champarts ou autres redevances coutumières ; ou bien qui s’étaient vu assigner à titre de fief des rentes en argent ou en nature à prélever sur tel péage, sur le droit de marché ou sur tel autre des revenus du souverain. Ceci rétribuait un service personnel qu’ils assuraient en rejoignant directement l’Ost  du Roi, alors que d’autres, arrières-vassaux de ce dernier au lieu d’être ses vassaux directs, rejoignaient le contingent d’un seigneur châtelain auquel ils prêtaient hommage et qui avouait au Roi les fiefs détenus par eux.

De la sorte, ce qu’on appelle couramment le domaine royal réunissait à la fois des éléments dont le Roi tirait des revenus  alimentant son trésor ou bien en rétribuant  ses agents, et des tenures féodales dont le revenu allait à ses vassaux, mais en lui assurant un service armé  que ceux-ci rendaient soit en campagne, soit en gardant des forteresses, ce service étant disponible en toute occasion.

Ce rôle tenu par ces petits chevaliers provient de l’organisation sociale européenne dite tripartite. Une organisation naturelle, organique, équilibrée, saine et harmonieuse qui faisait fonctionner la société selon trois fonctions primordiales : « ceux qui prient » (oratores), « ceux qui combattent » (bellatores, c’est notre chevalier ci-dessus) et « ceux qui travaillent » (laboratores).

Aujourd’hui, cet ordre social ayant été détruit, c’est le désordre social dans lequel il ne subsiste que deux fonctions : ceux qui volent (usuriers de Wall Street) et ceux qui subissent (peuples travailleurs et sédentaires du monde).

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Une réflexion sur “Bellatores

  1. Très Cher Fou,

    Merci de ce beau crayonné et de cette note finale relative aux états que nous occupons sur la terre.

    Savez-vous que cette division, que l’on retrouve par exemple dans les écrits d’Etienne de Fougères, s’inspirait de la hiérarchie céleste et ecclésiastique du Pseudo-Denys l’Aéropagite qui classa Séraphins, Chérubins, Trônes et autres Archanges ?

    Amitiés

    Surréxit Dominus vere!

    P.

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