Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg

Cathédrale de Strasbourg
Joyau de l’Alsace.

Avec ses 142 mètres de hauteur, la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg a été le plus haut édifice du monde de 1647 à 1874 date à laquelle elle fut détrônée par la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Rouen.

La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg est une véritable prouesse architecturale surtout lorsque l’on sait qu’elle a été, en fait, élevée sur un marécage. D’énormes piliers de bois enfoncés dans la nappe phréatique constituent les fondations de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Ces audacieuses fondations remontent au XI ème siècle et l’édifice est encore debout. Les couleurs de béton ratés de chez Vinci ou Bouygues Construction auraient beaucoup à apprendre du génie architectural médiéval.

À partir de 1518, la ville de Strasbourg commet une lourde erreur en adoptant la Réforme protestante et dès lors, la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg fut illégalement soumise au culte protestant. Ce qui eut pour conséquence de stopper net la production artistique pourtant foisonnante et la disparition d’une quarantaine d’autels somptueux.

Il faudra attendre 1682 et le Grand Louis XIV pour rendre Strasbourg et sa cathédrale au culte catholique. Pour le salut de la ville, les huguenots en seront chassés et la bonne ville de Strasbourg rattachée au royaume catholique de France. Dès lors, le rayonnement de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg repart de plus belle.

Mais dès 1792, un nouvel orage, plus terrible encore, s’abat sur la cathédrale Notre-dame de Strasbourg : les prédations et les violences jacobino-républicaines de cette révolution prétendument « française ». Pas moins de 235 statues sont détruites par les iconoclastes jacobins. Les cloches, comme partout ailleurs en France, sont descendues pour être fondues puis transformées en canon.

Cependant, un certain Jean Hermann, alors directeur du jardin botanique de Strasbourg, sauve une grande partie des statues de la sauvagerie révolutionnaire en les enterrant dans son jardin (alors situé sur l’actuel École des Arts Décoratifs). La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg est alors transformée en temple du culte de la raison et de l’être suprême.

Dans ses mémoires, ce brave Jean Hermann nous décrit ainsi les dégâts de l’orage révolutionnaire : « Au grand portail, on démonta quinze grandes statues sur piédestaux ; on abattit un grand nombre de figures représentant soixante et dix faits historiques de la Bible, taillées dans des cannelures en bosse ou bas-reliefs. On détruisit encore le grand bas-relief placé au-dessus de la porte et représentant un grand nombre de faits historiques ; vingt-quatre statues placées entre des colonnes de très petit module, très artistement travaillées ; de même douze statues appelées les musiciens. Aux deux portails latéraux, on démonta vingt-quatre statues sur piédestaux ; toutes les figures en bosse placées dans les cannelures des cintres des deux portails ; les deux bas-reliefs au-dessus des deux portails ; les trois grandes statues équestres représentant les rois Clovis et Dagobert et l’empereur Rodolphe d’Habsbourg ; treize statues au-dessus de la rosace avec des figures en bas-relief, travaillées en bosse… Quatre pommes de pin, servant d’ornement aux tourelles, furent abattues ; les ignorants vandales les prenaient pour des fleurs de lis. Au portail connu sous le nom de Saint-Laurent furent abattues dix statues sur des piédestaux ; sous un baldaquin, saint Laurent couché sur un gril, au-dessus du portail ; trois autres statues dans l’intérieur du baldaquin. À la façade vis-à-vis du château royal, ci-devant palais épiscopal : quinze statues sur piédestaux ; deux bas-reliefs en bosse au-dessus des deux portes. À la prétendue croix, au sommet de la flèche, on a abattu les ornements arabesques et les extrémités regardées à tort comme des fleurs de lis. Dans la chapelle de la Croix ou de Sainte-Catherine, cinq statues. »

Par ailleurs des jacobins, plus déterminés encore, exigèrent la destruction pure et simple de la flèche de la cathédrale dont la hauteur était, selon eux, une insulte « au sentiment d’égalité ». À défaut d’être détruite, la flèche fut coiffée d’un gigantesque bonnet phrygien que les strasbourgeois surnommèrent « le kàffeewärmer » (la chaufferette à café).

À partir de 1801, la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg fut rendue au culte catholique et, sous le Premier Empire puis sous la Restauration, plusieurs sculpteurs, tels que Jean Vallastre ou Philippe Grass, furent mandatés pour restaurer la cathédrale Aujourd’hui l’édifice resplendit à nouveau sous l’œil des nombreux visiteurs qui s’empressent pour admirer ce joyau de l’Alsace.

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