Révolte des Bonnets Rouges (avril – septembre 1675)

Révolte des Bonnets Rouges
Goulven Salaün rassemble ses émeutiers. Nantes, 3 mai 1675.

Les revenus du Roi étaient ceux des domaines royaux, des douanes et des taxes, des aides (impôts des villes sur les boissons), de la gabelle (sur le sel) et de la taille qui porte sur les revenus… En Bretagne, le Roi percevait le fouage, ancien impôt ducal, et surtout ce fameux « don gratuit ». Les États perçoivent les « devoirs », taxes sur le vin, qui servent aussi à payer le fouage extraordinaire, le tout pour l’administration de la Bretagne.

En réalité, toute cette imposition n’était pas si lourde. Surtout pour le breton sobre puisque environ 50% de l’impôt vient du seul vin. Le problème vint plus d’un certain nombre de seigneurs qui abusaient de leur droits et justices ainsi que d’une grande misère dans les campagnes. Misère sur laquelle s’ajoutèrent une augmentation brutale du prix du tabac qui passa de 10 sous à 40 sous la livre, une augmentation du papier timbré d’un sol la feuille et l’apparition d’une taxe sur la vaisselle d’étain.

Le 18 avril 1675, dans les rue de Rennes, prenant exemple sur les bordelais récemment insurgés contre les taxes sur le vin, 2000 personnes furieuses se rassemblent. C’est le début de la révolte dite du « papier timbré » mieux connue sous le nom de révolte des « bonnets rouges » du fait de la coiffe que portaient les paysans bretons de l’époque.

Les émeutiers pillent et saccagent les bureaux de tabac et de papier timbré, molestent les employés, brûlent les papiers et les registres. Le 3 mai, à Nantes, Goulven Salaün, « un misérable valet de cabaret », sonne le tocsin : c’est l’émeute.

Le duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne depuis 1670, accourt… Mais il n’a aucun soldat, la guerre que livre Louis XIV à l’Est du royaume les retient tous, les milices bourgeoises ont pactisé avec les émeutiers et la noblesse est absente.

Le dimanche 9 juin, le tocsin sonne dans toutes les campagnes de Basse-Bretagne. Les villageois et les paysans s’insurgent. L’explosion de haine est à la mesure de décennies de frustration et de rancunes accumulées et en dit long sur le sentiment des révoltés. Des centaines de manoirs, de maisons, de châteaux sont dévastés, certains sont brûlés, quelques personnes tuées. Le 6 juillet, Carhaix est pris, le 20 Pontivy est envahi. Nombre de bourgs sont « visités » par les bonnets rouges.

Mais à Guimgamp, dès le 6 juin, l’émeute est réprimée par une milice bourgeoise restée fidèle. À Nantes, le calme revient à la fin mai après la pendaison de Goulven Salaün. Le 8 juin, trois compagnies de soldats entrent dans Rennes, les milices indignées prennent les armes mais le duc de Chaulnes parvient à ramener un certain calme en ordonnant aux soldats de se retirer.

En Cornouailles, les insurgés rédigent leur propres revendications, ce sont les « codes paysans ». Plusieurs corvées ou impôts seront abolis telle une tyrannie ennemie des liberté armoricaine. On ne lèvera que 5 livres par barrique de vin. Les prêtres seront payés sans qu’ils puissent prétendre à aucune dîme. Réforme de la société, de la justice, de l’église… On voit émerger ici les futures revendications des cahiers de doléances de 1789.

Pour stopper la révolte, le seul et unique moyen envisagé est la répression. Dès le début des événements, le duc de Chaulnes conseille, à titre de sanction, de raser les quartiers insurgés des villes.

Mais si les révoltés ne manquent pas de détermination, il manque de chefs compétents pour mener leur entreprise à bien. À Briec, un meunier, Laurent Le Queau, et un laboureur, Alain le Moign, s’imposent. Mais un seul a la véritable envergure d’un grand chef : Sébastien le Balp. Notaire de profession, il a le sens de l’organisation. Le 3 septembre, il fait convoquer par le tocsin 30  000 hommes pour marcher sur Quimper.

Mais c’est sans compter sur le duc de Chaulnes qui a reçu fin août 6000 soldats pour appliquer une répression très méthodique. Des troupes d’élites du Roi marchent sur la Bretagne sans rencontrer la moindre résistance : partout les paysans se rendent. Les paroisses sont punies en fonction de leur « culpabilité présumée » : amendes, pillages, destructions. Des cloches sont descendues, les clochers rasés.

Ici on pend sans qu’il soit possible d’avancer le moindre bilan. Là, on exécute officiellement par la corde ou la roue. Laurent Le Queau et Alain le Moign sont roués. Des prêtres sont condamnés aux galères. Rennes est punie : le faubourg de la rue haute est détruit. Ses habitants chassés sans pitié avec défense absolue de leur porter la moindre assistance. Pour sanctionner les parlementaires et les citadins complices de la révolte, le parlement de Bretagne est exilé à Vannes pour 15 ans.

Enfin, 10 000 soldats arrivent pour passer l’hiver dans les villes bretonnes. Ils s’y comportent comme en pays ennemi, multipliant les violences, pillant, tuant, violant. Paris avait maté la « Province ».

Publicités

Bataille de Valmy (20 septembre 1792)

Bataille de Valmy
Histoire d’une manipulation grossière et éhontée. Affaire de Valmy, 20 septembre 1792.

Selon les idéologues de la république qui sévissent un peu partout en France aujourd’hui – de l’éducation (anti)nationale aux médias mainstream en passant par certains historiens (faut-il vraiment les appeler ainsi?) – la bataille de Valmy serait une victoire « décisive », une victoire « miraculeuse » obtenue à la suite de combats acharnés, farouches et meurtriers.

Mais la vérité historique est tout de même plus intéressante, vous en conviendrez. En réalité la bataille de Valmy se singularise par le fait que les deux camps ne sont justement pas battus. C’est donc l’absence de combat qui caractérise cette soit-disant bataille acharnée pour la « liberté ». En effet, les régiments prussiens se sont inclinés sans engager de combats.

Accourus dans un premier temps pour libérer Louis XVI et sa famille alors prisonniers au Temple suite aux sinistres événements qui éclatèrent lors de l’orage révolutionnaire, les prussiens prirent Verdun et marchèrent vers Paris.

Le jacobin Georges-Jacques Danton et son ami Dumouriez, général en chef des armées françaises, avaient ceci de commun qu’ils étaient tout deux francs-maçons. Or il se trouve que leur adversaire, le Duc de Brunswick, commandant des forces austro-prussiennes, était entouré d’officiers francs-maçons et l’était sans doute lui même. C’est ainsi que cette brochette de frères-la-truelle décida d’un commun d’accord de ne pas livrer bataille. G-J Danton utilisa sa fortune personnelle pour acheter le départ des prussiens. Ceci se fit par le simple versement de pots de vin en faveur du duc de Brunswick.

L’opération de manipulation se poursuivit le lendemain, à Paris. Le nouveau gouvernement « français » issue de la révolution de 1789 souffrait d’une absence totale de légitimité. Mais soucieux d’imposer le totalitarisme égalitaire par tous les moyens même les plus vils, les députés jacobins de la Convention sortirent la baguette magique de Valmy. La dimension « décisive, patriote et héroïque » de cette prétendue victoire fut largement gonflée, manipulée et exagéré de façon à conférer à la jeune Convention un semblant de légitimité.

Revigorée par cette « victoire » fabriquée de toute pièce – ou du moins achetée – la jeune Convention était mûre pour abolir la Monarchie en France et lui imposer le totalitarisme républicain. Cette ignoble matrice totalitaire dans laquelle les hommes sont dépouillés des racines, croyances et traditions qui les façonnent, matrice dans laquelle le Pouvoir et l’Autorité, devenus simples objets de fascination, ne s’exercent plus, matrice dans laquelle l’homme cesse d’être un humain pour n’être qu’un citoyen c’est à dire un travailleur-électeur-consommateur écervelé, surveillé dans son quotidien et soumis à une fiscalité brutale pour les intérêts des banques.

La Monarchie française était née dans l’eau du baptistère sacré de la cathédrale Notre-Dame de Reims lors du baptême de Clovis. La république, elle qui n’est pas et ne sera jamais la France, est née dans les pots de vin de l’affreux Danton. D’ailleurs, les pratiques véreuses de ce sinistre individu servent encore de modèle à tous les actuels ennemis de la France qui grouillent telle de la vermine dans cette république des partis politiques pourris. Tournons-leur le dos définitivement, ils le méritent bien.

Castor

Castor
Castor fiber

Le castor est surtout connu pour les barrages, les digues et les huttes qu’il construit sur les cours d’eau et les rivières.

Parfaitement adapté à la vie amphibie, le castor est doté de narines obturables, une épaisse fourrure imperméable, de grandes pattes postérieures palmées et une queue large et aplatie, couverte d’écaille qui fait office de gouvernail lorsque le castor nage.

La denture du castor est typique des rongeurs. Il ne possède pas de canines et ses incisives particulièrement développées, à croissance continue et taillées en biseau, lui permettent de ronger efficacement le bois des arbres qui lui servent à édifier barrages et huttes.

 

Louis IX de France dit Saint Louis (1214 – 1270)

Louis IX de France
Saint Louis rendant la Justice. Paris, vers 1260.

La Providence avait orné la France de trois pétales de l’esprit : foi, sagesse et chevalerie. À la différence, hautement symbolique, des royaumes voisins, notre emblème n’était ni une tour crénelée, ni une gueule ouverte d’aigle aux serres éployées, ni un léopard affamé. C’était bien une fleur qui s’ouvrait, peinte sur les armes, sur les gonfanons, sur les oriflammes, une fleur de lys trifoliée, comme si la France voulait crier à l’univers, non pas un trinôme mensonger et manipulateur « liberté, égalité, fraternité » mais plutôt des valeurs organiques et saines de foi, de sagesse et de prouesse qui servent, de par la provision et la grâce de Dieu, le royaume de France plus abondamment que toutes les autres vertus qui inspire la crainte. Les deux feuilles du bas, qui symbolisent la sagesse et la chevalerie, gardent et défendent la troisième qui les surmonte et signifie la foi, car la foi est éclairée par la sagesse et défendue par la chevalerie.

Fils de Louis VIII de France et de Blanche de Castille, Louis IX est né le 25 avril 1214 à Poissy. À la mort de son père, Louis est couronné Roi de France en la cathédrale de Reims le 29 novembre 1226. N’étant alors âgé que de douze ans, c’est sa mère Blanche de Castille qui, conformément au testament de Louis VIII, va exercer la régence jusqu’à la majorité du nouveau monarque. Le 27 mai 1234, Saint Louis se marie avec Marguerite de Provence, le mariage est célébré en la cathédrale de Sens. Sa vertu et sa piété sans faille lui valurent d’être canonisé par le pape Boniface VIII en 1297 et en firent la figure la plus vénérée de l’Histoire de France.

La politique ferme, rude, autoritaire mais vertueuse et charitable menée par Louis IX et ses agents répondaient en réalité parfaitement aux attentes de ce que le peuple de France a toujours attendu (et attend toujours) de son/ses dirigeant(s). L’axiome Monarchiste « l’autorité et l’ordre en haut, les libertés en bas » n’a jamais été aussi vrai et palpable que sous le règne de Saint Louis.

La sincérité d’une vie assujettie aux impératifs de la morale chrétienne, l’esprit d’équité de celui qui proclamait la supériorité  du prud’homme sur le béguin et savait concilier le respect de l’éclat de la monarchie avec l’austérité personnelle et, par-dessus tout, la recherche passionnée de la paix ont donné à Saint Louis un prestige déjà fort peu contesté de son vivant.

Très largement adoré par le peuple de France, Saint Louis est aussi celui à qui l’on doit l’organisation du Parlement. D’autre part, il introduisit une nouvelle conception de la monnaie et, dans un souci d’assainissement du Royaume, il persécuta, chassa, expulsa ou condamna à mort les usuriers, permettant ainsi aux honnêtes travailleurs de vivre pleinement du fruit de leur travail, dans la prospérité et à l’abri des prédations pratiquées par les usuriers corbeaux. Saint Louis fut aussi le premier Roi de France à faire entrer les barons dans l’exercice du pouvoir royal.

Cette royauté féodale, mais où le recours aux notions du droit romain donne une physionomie nouvelle aux rapports féodaux, Saint Louis l’a mise au service d’une cause qui était celle de toute l’Europe chrétienne : la croisade.

Le souci de la Terre Sainte l’a amené non seulement à passer six années de son règne outre-mer, mais surtout à prendre conscience de l’importance des problèmes méditerranéens. Et, dans son désir de donner aux établissements latins d’outre-mer des appuis nouveaux, il a ouvert la voie aux relations diplomatiques et cordiales avec les Mongols et bon nombre de sultans arabes par une politique de la main tendue, introduisant ainsi une perspective planétaire dans les conceptions politiques du temps. Conceptions politiques aujourd’hui bafouées et salies par d’ignobles rats tels que Obamerde, Fabius, Sarkhollande, ou encore Dominique Strauss-Merde.

Saint Louis s’éteint le 25 août 1270, emporté par une dysenterie lors de la huitième croisade, au pied des remparts de Tunis.

Louis VIII de France dit « le Lion » (1187 – 1226)

Louis VIII le Lion
Ce bon Roi Louis VIII bouta l’anglois hors de France.

Si il y a un Roi de France méconnu, c’est bien Louis VIII surnommé le Lion. Il naquit à Paris en 1187. Fils de Philippe II Auguste et de Isabelle de Hainaut, il est le huitième souverain de la dynastie des Capétiens directs. Il fut couronné Roi de France en la cathédrale Notre-Dame de Reims en 1223. Le 22 mai 1200, il est marié à Blanche de Castille. Les noces sont célébrées au lieu-dit Gueuleton (actuelle île du Goulet situé sur la Seine entre Vernon et Les Andelys).

Sur le plan historiographique, le court règne de Louis VIII le Lion (3 années seulement) est éclipsé par la renommée de son père Philippe Auguste d’une part, et par le règne flamboyant de son fils Louis IX d’autre part.

Cependant, les 3 années de règne de Louis VIII le Lion sont très actives, marquées par deux importantes campagnes militaires victorieuses.

La première contre les anglais qui occupaient la Guyenne : Louis VIII parvient à redonner à la France une grande partie de l’Aquitaine. C’est d’ailleurs lui, alors que son père est encore sur le trône, qui s’est illustré lors de la bataille de la Roche-aux-Moines, une bataille décisive qui a contribué grandement à la victoire de Bouvines en juillet 1214. Son surnom de Lion, il ne l’a donc pas volé.

La seconde campagne a lieu en pays cathare. En pleine Croisade des Albigeois (1208 – 1229), Louis VIII est alors à la tête d’une armée forte de plusieurs dizaines de milliers de soldats et entreprend le siège d’Avignon, une ville alors aux mains de Raymond VII, comte de Toulouse, dont la puissance et l’influence dans le Sud-Ouest de la France inquiète le pouvoir royal. Il faudra seulement 3 mois de siège pour que la ville d’Avignon se rende, aussitôt suivie par les villes de Nîmes et de Carcassonne.

C’est sur le chemin du retour vers Paris, en Auvergne, à Montpensier, que Louis VIII tombe gravement malade. Il est atteint de la dysenterie, une maladie courante à l’époque et qui est justement en train de décimer son armée. Après plusieurs jours passés au lit, Louis VIII le Lion rend son âme à Dieu le 8 novembre 1226.

Galion

Galion
Galion espagnol au large de Manille. Philippines, vers 1645.

Le galion est la version militaire d’une caraque. Il en existe de tailles très différentes et certains, encore rares, peuvent accueillir jusqu’à cinquante canons. De conception encore récente, ce type de navire est incontestablement le plus redoutable des adversaires. L’équipage, les combattants et artilleurs qui y sont embarqués sont aujourd’hui considérés comme la fine fleur de l’armée moderne.

Vocation : navire de guerre. Longueur : 35 m – Largeur : 10 m – Tirant d’eau : 2 m 40 – Nombre de rames : 0 – Nombre de mâts : 3 – Type de voiles : carrées / tiléennes – Capacité : 100 tonneaux + armement – Équipage : 120 hommes – Combattants : 120 hommes dont 48 artilleurs – Armement : 16 canons de 33 livres (8 par bord), 7 couleuvrines (3 sur le gaillard, 4 sur la dunette).

Bellatores

Petit Chevalier
Bellatores sur son destrier. Il arbore, sur son bouclier, les armoiries D’azur, à trois fleurs de lys d’argent brisé d’un lambel de trois pendants du même. Orléanais, vers 1240.

Dans le royaume de France, à l’époque féodale, nombreux étaient les simples chevaliers qui ne levaient même pas bannière, et qui tenaient directement du Roi un village ou un certain nombre de terre dont les tenanciers leur versaient les cens, champarts ou autres redevances coutumières ; ou bien qui s’étaient vu assigner à titre de fief des rentes en argent ou en nature à prélever sur tel péage, sur le droit de marché ou sur tel autre des revenus du souverain. Ceci rétribuait un service personnel qu’ils assuraient en rejoignant directement l’Ost  du Roi, alors que d’autres, arrières-vassaux de ce dernier au lieu d’être ses vassaux directs, rejoignaient le contingent d’un seigneur châtelain auquel ils prêtaient hommage et qui avouait au Roi les fiefs détenus par eux.

De la sorte, ce qu’on appelle couramment le domaine royal réunissait à la fois des éléments dont le Roi tirait des revenus  alimentant son trésor ou bien en rétribuant  ses agents, et des tenures féodales dont le revenu allait à ses vassaux, mais en lui assurant un service armé  que ceux-ci rendaient soit en campagne, soit en gardant des forteresses, ce service étant disponible en toute occasion.

Ce rôle tenu par ces petits chevaliers provient de l’organisation sociale européenne dite tripartite. Une organisation naturelle, organique, équilibrée, saine et harmonieuse qui faisait fonctionner la société selon trois fonctions primordiales : « ceux qui prient » (oratores), « ceux qui combattent » (bellatores, c’est notre chevalier ci-dessus) et « ceux qui travaillent » (laboratores).

Aujourd’hui, cet ordre social ayant été détruit, c’est le désordre social dans lequel il ne subsiste que deux fonctions : ceux qui volent (usuriers de Wall Street) et ceux qui subissent (peuples travailleurs et sédentaires du monde).