Guerre de Crimée : Siège de Sébastopol (octobre 1854 – septembre 1855)

Siège de Sébastopol
Artilleurs français au siège de Sébastopol. Ils tirent plusieurs coups tous les quart d’heure vivent les artilleurs !

Le siège de Sébastopol est l’événement principal, mais aussi le plus coûteux en hommes, de la guerre de Crimée (1853-1856) qui opposa l’Empire Russe à une coalition constituée de l’Empire Ottoman, du Royaume Uni, de l’Empire français de Napoléon III ainsi que du royaume de Sardaigne. Les maladies, telles que le choléra, y firent plus de victimes que les combats. Bien que Sébastopol ait été défendue héroïquement par les russes et que son attaque eût coûté la vie à de nombreux soldats des deux camps, sa chute allait marquer le début de la défaite russe lors de la guerre de Crimée.

Il convient de rappeler, pour éviter d’occulter la complexité du contexte historique, que la Crimée est une presqu’île située au nord de la mer Noire et qui fut successivement peuplée par les Hérules, les Huns, les Coumans, les Tatares avant de devenir une possession de la République de Gênes puis une possession Ottomane (1475).

En 1774, Catherine II de Russie finit par faire plier les Ottomans qui reconnaissent leur illégitimité sur la Crimée et acceptent de rendre l’indépendance à la presqu’île de Crimée.

9 ans plus tard, Catherine II de Russie annexa la Crimée et inaugura une politique de peuplement par des chrétiens c’est à dire des Russes, c’est alors que s’élevèrent des Cités à l’architecture et aux noms grecs antiques (Odessa, Chersonèse, Sebastopol, Tyrapsol, Simféropol, Melitopol…).

La minorité Tatars, colllabos des ennemis Ottoman dont l’empire était alors en déclin de plus en plus flagrant, furent invités à quitter la Crimée. Puis la Russie impériale chargea les Cosaques de pacifier et d’assimiler les derniers Tatars. La Crimée est alors légitimement russe depuis 1783.

Sous la Russie tsariste, la péninsule de Crimée connut une expansion économique sans précédant. De nouvelles villes slaves furent rapidement édifiées ainsi que de nombreuses voies ferrées. Avec de multiples ports flambants neufs (dont Sébastopol est le principal), la Crimée devint une importante tête de pont pour la marine marchande russe, vers les mers chaudes, contribuant ainsi au développement économique de la Crimée insufflé par la Russie Impériale.

Par ailleurs, la Crimée devint également le lieu de villégiature privilégié des Tsars de Russie. Véritable Riviera Russe, les Tsars y édifièrent dès 1860 de très nombreuses résidences toutes aussi splendides les unes que les autres tel que le Palais de Livadia. Par ailleurs, la ville de Yalta allait devenir une ville comparable à Nice ou Cannes. La Crimée vit alors les stations balnéaires pousser comme des champignons.

En 1853, l’empire Ottoman en plein déclin décida, avec le soutien de la Grande-Bretagne et de la France, malgré l’affirmation de Napoléon III : “L’empire, c’est la paix”, de mettre un coup d’arrêt à l’expansion économique russe. Les alliés de circonstances attaquèrent la péninsule. Le conflit de 1854–1856 fut extrêmement meurtrier : 750 000 hommes périssent en trois ans. La Crimée resta sous le contrôle de la Russie, malgré un siège de Sébastopol qui se solda par une défaite russe. Cette guerre ruina durablement l’économie et les structures sociales de la Crimée.

Sous l’ère soviétique, les derniers Tatars furent tout bonnement déportés par Staline. Puis, en 1954, Nikita Krouchtchev, d’origine ukrainienne « fit cadeau » de la Crimée à la république socialiste soviétique d’Ukraine (RSSU). 13 ans plus tard, les Tatars furent réhabilités mais non-autorisés à revenir s’installer en Crimée.

Lors de l’effondrement de l’URSS, la Crimée se déclare, après référendum, république autonome mais quelques mois plus tard l’Ukraine prend son indépendance et embarque dans son giron la Crimée, qui lui avait été « offerte » par Krouchtchev 37 ans avant mais qui demeure toutefois russophone et conserve une forte autonomie.

Début 2014, le coup d’État organisé à Kiev par la CIA, avec le soutien diplomatique des merdes de l’Union Européenne et, sur place, avec le soutien du parti néo-nazi Maïdan (bizarrement soutenu par Fabius et Henry-Lévy les fauteurs de guerre professionnels), attise chez les russophones de Crimée des velléités séparatistes. Face à cette menace euro-fasciste, le parlement autonome de Crimée refuse de reconnaitre le nouveau président ukrainien,  marionnette de Washington, et organise alors un référendum démocratique en vue d’un rattachement de la Crimée à la Patrie Mère Russe. De la part d’une population très majoritairement russophone, le résultat est sans surprise, la Crimée retourne sous le giron de Moscou.

Très vite, Vladimir Poutine dépêche des troupes en Crimée afin de protéger les habitants d’une agression militaire euro-américaine imminente : les va-t-en-guerre de Washington et les faucons d’extrême-droite de l’Europe de Bruxelles ont d’ailleurs déjà sorti les crocs en envoyant leur F-16 et autres matériels de guerre et de violence.

Mais les vaches sont bien gardées car on peut largement faire confiance à un grand homme comme Vladimir Poutine pour garantir l’intégrité et les libertés des russes de Crimée. Vladimir Poutine fera respecter le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes face à l’impérialisme illégitime et violent des euro-américains. Affaire à suivre…

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Une réflexion sur “Guerre de Crimée : Siège de Sébastopol (octobre 1854 – septembre 1855)

  1. Analyse historique bien détaillée et reliée avec intelligence aux évenements actuels..
    Je l’aurais appelée: « Histoire de la Crimée pour les nuls qui veulent donner des leçons morales sur des réalités qu’ils ne connaissent guère. »

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