Beffroi de Lille

Beffroi de Lille
Son carillon se compose de 25 cloches pour un poids de 2500 kg.

Dors, Min p´tit quinquin,
Min p´tit pouchin, Min gros rojin
Te m´fras du chagrin
Si te n´dors point ch´qu´à d´main »

Ainsi, l´aut´ jour eun´ pauv´ dintellière,
In amiclotant sin p´tit garchon
Qui d´puis tros quarts d´heure, n´faijot qu´braire?
Tâchot d´lindormir par eun´ canchon
Ell´ li dijot : Min Narcisse,
D´main, t´aras du pain n´épice
Du chuc à gogo
Si t´es sache et qu´te fais dodo.

Extrait de l’canchon dormoire de Alexandre Desrousseaux (1820-1892)

 

Vandales

Vandales
Chroniques des temps mérovingiens. Pillages et massacres perpétrés en Gaule par les Vandales, début du V ème siècle.

Entre le Ier et III ème siècle, les Vandales s’établissent en Germanie Orientale, sur les bords de la mer Baltique entre la Vistule et l’Oder mais leur origine première est scandinave.

Devenus peu à peu un peuple de cavaliers nomades renommés, proches des Alains, des Goths et des Burgondes, ils s’installent progressivement en Europe Centrale, au nord du Danube face aux provinces romaines d’Illyrie et de Pannonie contre lesquelles ils lancent de nombreuses attaques à partir du milieu du III ème siècle.

Mais au début du V ème siècle, les Huns d’Attila arrivent en Europe par l’Est et chassent les vandales de leur territoire. Rejoints par les Suèves et les Alains, les Vandales prennent alors la direction de l’Ouest, vers le cours supérieur du Rhin, fleuve qu’ils franchissent, selon la légende, alors qu’il était gelé, la nuit de la Saint-Sylvestre du 31 décembre 406.

S’ensuivent dans la foulée l’invasion et le pillage intégral de la Gaule. Après quoi Vandales, Alains et Suèves migrent vers les Pyrénées qu’ils traversent pour pénétrer dans la péninsule ibérique. Certains clans choisissent de s’y installer définitivement : les Suèves en Galice, les Alains en Lusitanie. Mais les Vandales préfèrent poursuivre leur route faite de pillages et de dévastations.

Excellents navigateurs (ils viennent des rives de la mer Baltique) et probablement attirés par les richesses de l’Afrique romaine, ils traversent le détroit de Gibraltar en 429 et prennent pied en Afrique du Nord qu’ils envahissent. Les romains reconnaissent l’établissement Vandales sur leurs terres et signent avec eux un traité.

Néanmoins les Vandales reprennent leur route le long des côtes méditerranéennes et y établissent le royaume Vandale d’Afrique. Ils s’installent durablement en Numidie (actuelle Algérie), prennent Carthage (Tunisie) dont ils font leur capitale. Au final leur royaume s’étend de l’actuelle Tanger (Maroc) à la Tripolitaine (Libye).

Il faudra attendre 533 et l’intervention d’une armée byzantine pour que le royaume Vandale d’Afrique se disloque définitivement.

Aujourd’hui, dans de nombreuses langues et cultures, le terme vandale a une connotation de violence, de saccage et de destruction aveugle. En 1794, à la Convention, l’abbé Grégoire, alors député, fut le premier à employer le terme « vandalisme » pour qualifier les destructions, les violences et les horreurs inqualifiables perpétrées par les putridités républicaines contre les symboles et les individus attachés à la France éternelle des Rois.

Mais en réalité, cette réputation a été montée en épingle et fabriquée de toute pièce par les chroniqueurs de l’époque. En effet, on sait aujourd’hui que les Vandales n’étaient pas plus violents que les autres peuplades germaniques qui envahirent l’Empire Romain à cette époque. Par ailleurs, lorsque les vandales organisèrent le pillage de Rome, celui-ci s’effectua sans massacres ni destructions. De plus, on sait que le royaume qu’ils établirent en Afrique du Nord était doté d’une organisation sociale exemplaire et très évoluée pour l’époque. Une organisation sociale qui relèguerait certainement un Peillon, une Taubira ou une Belkacem au rang de vermines, champions de la provocation, du désordre social et de la destruction de la France par tous les moyens.

Aigle royal

Aigle royal
Aquila chrysaetos

Souvent considéré comme le roi des oiseaux, depuis l’antiquité l’aigle est symbole de victoire. Déjà dans les civilisations Assyriennes, Hittites ou Perses, les étendards étaient surmontés d’un aigle. Pour les Romains, il était messager des dieux et oiseau de Jupiter. Chez les Aztèques, l’aigle représentait la course du soleil. De nombreuses tribus d’amérindiens utilisaient des plumes d’aigle pour leurs coiffes de guerres.

Arbalétrier génois

Arbalétrier génois
Arbalétrier génois peu avant le début des hostilités de la bataille de Crécy, 26 août 1346.

Ce mercenaire génois de type arbalétrier fut largement utilisé par la France notamment lors des croisades ainsi que pendant la Guerre de Cent Ans. Son utilité au sein de l’armée française fut plus que discutable. En effet leur cadence de tir était plus que réduite comparée à la célérité des archers anglais qui pouvaient décocher une dizaine de flèches à la minute (jusqu’à 16 flèches pour les plus expérimentés) là où l’arbalétrier génois ne tirait pas plus de trois ou quatre carreaux à la minute dans le meilleur des cas.

Lors de la bataille de Crécy (1346), leur intervention fut inutile. Leurs armes avaient souffert de la pluie, les cordes en cheveux étaient humides et avaient perdu de leur puissance. De plus, les arbalétriers génois étaient exténués par une longue marche avec cette arme lourde et encombrante. Ils ne pouvaient que tirer des carreaux sans puissance et sans précision là où les archers anglais arrosaient le secteur d’une véritable grêle de flèches.

Lors de la bataille d’Azincourt (1415), les arbalétriers génois n’intervinrent même pas, débordés et relégués à l’arrière par une chevalerie trop impatiente d’en découdre avec les putridités anglaises.

Mais malgré tout ces déboires surtout dus à des maladresses de commandement, l’arbalète n’en demeurait pas moins une arme bien plus efficace que l’arc : portée supérieure, plus grande force de pénétration, meilleure précision, apprentissage de l’arme plus rapide… C’était une arme tellement efficace que l’Église tenta à plusieurs reprises d’interdire son utilisation sans jamais y parvenir.

Corsaire

Corsaire
Capitaine corsaire et son sabre. Mer du Nord, vers 1750.

On a souvent tendance à confondre le corsaire et le pirate. En réalité ils n’ont strictement rien à voir. Les corsaires constituent l’équipage d’un navire civil qui, en temps de guerre, est armé et autorisé par une lettre de marque (également appelé « lettre de commission » ou « lettre de course ») à attaquer tous les navires de commerce battants pavillon d’États ennemis. Les corsaires laissent à la flotte de guerre le soin d’attaquer les objectifs militaires. En d’autres termes, les corsaires n’agissent qu’en temps de guerre et sur demande expresse de leur gouvernement. Cette forme de guerre navale est appelée « guerre de course ». Des corsaires célèbres tels que Jean Bart ou Surcouf ont activement pratiqué cette « guerre de course » avec un certain succès notamment contre des navires anglais ou hollandais.

La « guerre de course » et les pratiques corsaires furent abolies en 1856 par le traité de Paris qui mettait fin, par la même occasion, à la guerre de Crimée qui fit rage sous Napoléon III.

Toutefois, l’activité corsaire est toujours légale aux États-Unis où, selon la Constitution, le Congrès a le droit de “déclarer la guerre, d’accorder des lettres de marque et de représailles et d’établir des règlements concernant les prises sur terre et sur mer.” Ce droit constitutionnel a d’ailleurs été renforcé par l’administration Bush suite au coup monté par la CIA du 11 septembre 2001. Ainsi, en 2007, une société privée américaine, la société Pistris, s’est vue remettre une lettre de marque pour armer un de ses navires afin d’éliminer des pirates dans le golfe d’Aden.

Quant à la définition du pirate, nous l’avions déjà évoquée dans un article précédemment posté et intitulé “forbans”.

Assassinat de Louis XVI (21 janvier 1793)

Exécution de Louis XVI
« Le jour où la France a perdu son Roi, elle est devenue orpheline. » Honoré de Balzac.

Suite à une parodie de procès orchestrée par les usurpateurs de la convention nationale, Louis XVI, victime d’avoir trop aimé son peuple, est condamné à mort.

En ce matin du 21 janvier 1793, il fait très frais et un épais brouillard a enveloppé Paris. Le fiacre qui conduit Louis XVI à l’échafaud quitte la prison du Temple vers 9h au son des tambours. Elle emprunte la rue du Temple pour rejoindre les Grands Boulevards puis la rue de la Révolution (aujourd’hui rue Royale) et débouche sur la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde) où se dresse l’échafaud. Durant le trajet, jalonné par quelques 80 000 hommes en armes, Louis XVI récite des psaumes ainsi que la prière des agonisants.

À sa descente du fiacre, faisant preuve d’un courage admirable, il ôte lui même sa redingote et son foulard. Puis les bourreaux lui lient les mains, lui découpent grossièrement son col ainsi que ses cheveux. Accompagné de l’abbé Edgeworth, Louis XVI gravit courageusement les marches de l’escalier.

Arrivé sur la plate-forme, contre toute attente, Louis XVI s’avance noblement vers le bord de l’estrade et lance : « Je meurs innocent de tous les crimes dont on m’accuse. Je pardonne à ceux qui sont coupables de ma mort et je prie Dieu pour que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France… » Il veut poursuivre mais ses Saintes Paroles sont immédiatement couvertes par les roulements de tambour ordonnés par le général Berruyer, putridité républicaine de la pire espèce qui s’illustrera par ses atrocités quelques temps plus tard en Vendée.

À 10h22, la « planchette de Sanson » bascule, le couperet se referme sur la tête du Roi et le « rasoir national » tombe sur la nuque de Louis XVI, Roi martyr. La France était orpheline… Sa destruction et son démantèlement par les ordures républicaines, franc-maçonnes, athées, bourgeoises, pouvaient démarrer.

Le corps de Louis XVI fut, dans un premier temps, inhumé au cimetière de la Madeleine. Il fallut attendre Louis XVIII et la Restauration pour que les restes de Louis XVI soient inhumés, le 21 janvier 1815, à la basilique Saint-Denis.

Vive la France. Vive Dieu. Vive le Roi.

Louis XVI, Roi martyr (1754 – 1793)

Louis XVI
“Les Rois ont fait la France, elle se défait sans Roi. Si tu veux ta délivrance, pense clair et marche droit.”

Louis XVI le Bienfaisant, Roi martyr, assassiné il y a 221 ans contre la volonté des français. Assassiné par la triche, le chantage et la terreur, marques de fabrique de cette république qui continue de salir la France avec sa clique de voleurs, de menteurs, de traitres, de canailles et de gredins. Ni gauche, ni droite, à bas la république ! Et pour que Vive la France, Vive le Roi !

Vannier

Vannier
Vannier du village dans son atelier.

L’artisan vannier travaille fièrement de ses mains. Souvent accroupi ou assis sur un siège bas, il confectionne manuellement toutes sortes de hottes ou paniers à l’aide de tiges fines et flexibles en rotin, osier, paille, raphia, roseau… Vilement et durement concurrencé par l’apparition du sac plastique, le vannier, petit métier utile et ancestrale, est aujourd’hui quasiment disparu.

Il faut dire que le citadin des temps modernes, si prompt à tenir des discours « écolos » pour la protection de la nature (nature qu’il ignore et méprise totalement), préfère largement le bon vieux sac plastique que lui offre gratuitement les ordures de boîtes à ploucs que sont Carrefour ou Intermarché.

Sous couvert de discours pseudo écolo, le citadin des temps modernes peut ainsi travailler pleinement à ce qui lui est le plus cher : la destruction de cette nature qu’il prétend vouloir préserver. Car le citadin des temps modernes, ayant bradé son cerveau et sa conscience avec l’aide de pollueurs professionnels et de donneurs de leçons tels que Nicolas Hulot ou Yann Arthus-Bertrand, n’est plus à une contradiction près.

Jean Bart (1650 – 1702)

Jean Bart
Jean Bart dans la rade de Dunkerque. En arrière plan, le Glorieux et ses 62 canons. Vers 1695.

Originaire des Provinces-Unies, fier et valeureux flamand, Jean Bart (en flamand Jan Baert) naquit en 1650 à Dunkerque dans une famille de marins corsaires. Il n’avait que 11 ans lorsqu’il s’engagea comme simple mousse sur un navire de contrebande.

Peu avant la Guerre de Hollande (1672), la France s’allie avec les Provinces-Unies contre l’Angleterre. Jean Bart s’engage alors comme matelot sur un navire hollandais, le Sept Provinces, sous les ordres d’un certain De Ruyter. C’est là qu’il entreprend son premier fait d’armes : il remonte la Tamise et la Medway et assiège Londres. Un coup de main audacieux qui contraint les putridités anglaises à signer le traité de Breda avec les hollandais. De Ruyter sent en Jean Bart l’âme d’un grand marin, il lui confie le commandement d’un brigantin : le Canard Doré.

Lorsque Louis XIV entre en guerre contre la Hollande (1672), Jean Bart regagne la France et s’embarque à bord de l’Alexandre en tant que corsaire pour pratiquer la Guerre de Course au service de Louis XIV dans le cadre de la Guerre de Hollande. La liste de ses attaques, prises, saisies et destructions de navires hollandais et anglais est longue. On en dénombre une cinquantaine en l’espace d’à peine 4 ans.

Jean Bart commence sérieusement à attirer l’attention de Colbert. Louis XIV récompense le corsaire d’une chaine en or pour ses hauts faits d’armes : c’est l’ascension fulgurante. En 1679, Jean Bart est admis dans la Marine Royale en tant que lieutenant de vaisseau. Là, il part en Méditerranée pour soumettre les pirates Barbaresques.

L’événement le plus marquant de sa vie survient en 1689. Alors qu’il escorte, avec son compagnon Forbin, un convoi de navires commerciaux entre Dunkerque et Brest, il est capturé par les anglais. Mais Jean Bart et Forbin parviennent à s’échapper d’Angleterre et regagne Saint-Malo après avoir traversé la Manche à la rame !

De retour en France, il reprend ses activités de corsaire au service de Louis XIV, multipliant toujours les exploits, les hauts faits d’armes, les réussites et les prises. En juin 1694, la reprise sur les hollandais, devant le Texel, d’un immense convoi de 110 navires chargés de blé que la France avait acheté à la Norvège reste sans nul doute son exploit le plus célèbre. Exploit qui lui valut des lettres de noblesse.

En 1696, sur le Dogger Bank, il détruit, à l’issue d’un violent combat, une escadre de 80 navires hollandais et regagne la rade de Dunkerque en déjouant la vigilance et la surveillance anglaise. Jean Bart est promu chef d’escadre en 1697 et commande dorénavant la Marine Royale à Dunkerque où il s’éteint le 27 avril 1702. La France venait alors de perdre l’un de ses plus illustres navigateurs.

Corsaire intrépide et redouté des putridités libérales anglaises, Jean Bart fut celui qui permit à Colbert de mettre en place son ambitieuse – mais efficace – politique de protectionnisme qui fit de la France l’une des grandes puissances économiques de ce temps.

300 ans plus tard, les grands ports français (Dunkerque, Dieppe, Le Havre, Brest, La Rochelle, Nantes, Bordeaux…) sont devenus l’ombre d’eux-mêmes, des zones économiquement sinistrées dans lesquelles défilent des porte-conteneurs qui inondent, en toute impunité, notre marché national de toutes sortes de saloperies made in china au nom de la libre-concurrence et du libre-échange, entrainant ainsi notre pays dans une paupérisation généralisée et validée par les traitres et les crevures républicaines qui nous servent de soit-disant dirigeants. Quant à la flotte militaire républicaine, sa description peut se résumer en trois mots : inexistante, transparente, disparue en fait…

Camarade, si tu passes à Dunkerque, n’oublie pas de rendre hommage à ce grand homme des mers qui travailla sans relâche dans les intérêts de la France. Lors du carnaval de Dunkerque, mêlé à une foule festive, bigarrée et joyeuse, tu t’agenouilleras au pied de sa statue et entonneras la cantate de Jean Bart. “…Et la cité qui te donna la vie, érigera ta statue en autel…”

Vive Jean Bart le Corsaire !

Piazza Maggiore, Bologna.

Piazza Maggiore, Bologna.
Piazza Maggiore et le Palazzo del Podestà au fond. Bologna.

C’est sur la Piazza Maggiore, principale place de Bologne, que l’on trouve les plus importants édifices médiévaux de la ville. Le plus ancien étant le Palazzo del Podestà (dessin ci-dessus) qui remonte au tout début du XII ème siècle. À gauche, le Palazzo d’Accursio, qui abrite l’hôtel de ville, ferme la place et donne également sur une place conjointe : la piazza Nettuno. On trouve également sur la Piazza Maggiore la basilique San Petronio au sud et le Palazzo dei Banchi à l’Est. La Piazza Maggiore est le point de rendez-vous classique des bolognaises et des bolognais qui s’y retrouvent avant de prendre la direction de la via del Pratello pour picoler.