Jacques Cathelineau (1759 – 1793)

Jacques Cathelineau
À la demande expresse des paysans, Jacques Cathelineau, celui qu’on surnommait le Saint de l’Anjou, prend la tête de l’insurrection. Le Pin-en-Mauges, 12 mars 1793.
« Il avait une intelligence extraordinaire, une éloquence entraînante, des talents naturels pour faire la guerre et diriger les soldats » Mémoires de Victoire de la Rochejaquelein

Originaire du Pin-en-Mauges, petit village du Maine et Loire, Jacques Cathelineau n’est qu’un modeste colporteur lorsque éclate l’insurrection vendéenne. Animé par une piété sans faille (piété qui lui vaudra d’ailleurs le surnom de Saint de l’Anjou) il prend d’abord la tête de bon nombre de processions réclamant le retour des prêtres réfractaires. Nous l’avons déjà vu, en février 1793, la Convention Nationale décrète une levée en masse de 300 000 hommes. Pour les paysans vendéens, profondément enracinés à leurs terres et à leur métairies, pas question de partir à la guerre.

C’est le 10 mars 1793 que les premiers soulèvements ont lieu à Saint-Florent-le-Vieil. Très vite instruit de ces événements, Jacques Cathelineau, sous l’influence de l’abbé curé Cantiteau, abandonne sa chaumière et persuade son entourage que, pour se soustraire au châtiment de la levée en masse, le seul moyen est de prendre les armes afin de chasser la vermine républicaine. Le 12 mars 1793, Cathelineau quitte le Pin-en-Mauges au son du tocsin à la tête d’une vingtaine d’hommes. Le lendemain, il arrive aux portes de Jallais à la tête d’environ 3000 hommes. La ville, défendue par 80 républicains et une pièce d’artillerie, est prise en un rien de temps et très vite, les succès s’enchainent. Cathelineau s’empare de Chemillé. Puis, rejoint par les armées de Stofflet, il prend Cholet, Vihiers, Chalonnes, Beaupréau, Thouars, Montreuil-Bellay et Saumur.

Suite à la prise de cette dernière ville, un constat s’impose : l’insurrection a pris une ampleur colossale. En conséquence de quoi les généraux vendéens du moment (Bonchamps, Lescure et d’Elbée) prirent la décision de confier le commandement de l’insurrection à un seul homme, et pour flatter les masses paysannes qui constituaient le gros des troupes, ils trouvèrent juste et raisonnable de nommer un des leurs au commandement de l’armée. Et c’est ainsi que le 12 juin 1793, Jacques Cathelineau fut proclamé généralissime de l’Armée Catholique et Royale. Quelques jours plus tard, Cathelineau honore son grade en s’emparant facilement d’Angers puis se présente devant Nantes à la tête de 40 000 hommes. Mais cette attaque est mal combinée. En effet un soutien de 10 000 insurgés commandés par le général Charette tarde à arriver. Par ailleurs, la ville de Nantes est bien défendue par une garnison forte de 12 000 républicains et par une population d’arrivistes embourgeoisés par le commerce triangulaire mais paradoxalement acquis à la cause des « droits de l’homme » (preuve, si il en fallait, que ce concept dit « des-droits-de-l’homme » est une parfaite escroquerie intellectuelle de haut vol). Sans doute avaient-ils tout de suite compris que cette « révolution », aujourd’hui encore présentée comme « populaire », n’était ni plus ni moins que la prise du pouvoir par les bourgeois de la pire espèce.

Quoiqu’il en soit, Cathelineau pénètre héroïquement dans la ville à la tête de ses hommes jusqu’à la place Viarme où un coup de feu, tiré depuis une fenêtre, le blesse mortellement. Découvrant leur chef durement touché, les paysans vendéens se replient et abandonnent l’assaut. Agonisant, Cathelineau est transporté à Saint-Florent-le-Vieil où, ironie du sort, il rendit son âme à Dieu le 14 juillet 1793. Sa dépouille repose en la chapelle Cathelineau de Saint-Florent-le-Vieil. Suite au décès de Cathelineau, c’est le jeune Henri de la Rochejaquelein qui deviendra  généralissime de l’Armée Catholique et Royale. Jacques Cathelineau restera à jamais un symbole, une figure de ralliement pour tous les honnêtes français fatigués de subir le poison républicain et la mascarade démocratique qui ne leur laisse, à chaque élection, que le choix entre la peste et le choléra.

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