Bataille de Taillebourg (21 juillet 1242)

Bataille de Taillebourg
Châtiment brutal de la racaille d’en haut par Saint-Louis, Roi très chrétien.

Une fois encore, cet épisode de l’Histoire trouve ses origines dans la révolte d’un vassal félon, Hugues X seigneur de Lusignan, contre son suzerain Alphonse de Potiers frère de Saint-Louis. Éloigné des capitales du royaume de France ou d’Angleterre, le comté de Lusignan s’était habitué à une longue tradition d’autonomie au sein de l’Aquitaine depuis qu’il avait été rattaché au domaine anglo-angevin suite au mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri II Plantagenêt. Mais dans un souci d’autorité et de construction du domaine royal, Louis VIII avait donné le Poitou en apanage à son fils Alphonse de Poitiers. Lorsque celui-ci prit possession de son fief à sa majorité en 1240, il reçut l’hommage lige de tous les seigneurs locaux dont le plus puissant d’entre eux Hugues X de Lusignan qui possédait de nombreuses places fortes en Poitou. Mais Hugues (ainsi que bien d’autres seigneurs poitevins) n’accepte pas de perdre son autonomie. Soutenue et encouragée par les putridités anglaises, la noblesse poitevine se ligue, de concert avec les anglais, contre Alphonse de Poitiers. Elle va le payer très cher. La réaction du pouvoir Capétien ne se fait pas attendre. Très vite, Saint-Louis décide de se porter au secours de son frère cadet, il réunit une armée d’environ 30000 hommes et marche sur le Poitou tandis que le roi d’Angleterre Henri III débarque à Royan pour soutenir Hugues et les seigneurs félons. La confrontation a lieu le 21 juillet près du château de Taillebourg et se résume en une puissante charge des chevaliers français qui balaient leurs adversaires contraints à la fuite. La victoire est totale. Henri III signe une trêve avec la France. Saint-Louis, Roi magnanime, restitue quelques terres (Saintonge, Quercy, Limousin) à son vassal félon mais lui confisque la plupart de ses places fortes. Cet épisode résume parfaitement l’autorité exercée par le Roi sur la racaille d’en haut dans un souci d’unité du royaume. Aujourd’hui, cette même racaille d’en haut, autrefois brutalement châtiée par le Sergent de Dieu sur Terre, est systématiquement portée au pinacle dans les plus hautes sphères de la république voyoucrate et plus personne ne protège les travailleurs français des prédations, rapines et rackets de haut vol perpétrés par ces bandes pestilentielles.

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