Chouannerie #2

Chouannerie #2
Putridité républicaine missionnée par la Convention prise à partie par d’honnêtes paysans catholiques. le Pin-en-Mauges, mars 1793.

Depuis le 12 juillet 1790, date à laquelle l’assemblée constituante vota la constitution civile du clergé, la colère grondait en silence un peu partout dans les Provinces françaises. Il fallut attendre une étincelle pour mettre le feu aux poudres. Cette étincelle survint le 23 février 1793 lorsque les députés scélérats de la Convention ordonnèrent une levée en masse de 300 000 hommes pour faire face aux pertes, aux désertions et aux départs massifs des volontaires enregistrés dernièrement par les armées républicaines. Mais qui s’occupera des moissons et du bétail lorsque les jeunes paysans seront envoyés aux frontières du pays pour combattre un ennemi illusoire? Très vite, les paysans s’inquiètent pour leurs exploitations et s’insurgent contre cette levée en masse, cette goutte d’eau qui fit déborder le Calice. Les commissaires de la république chargés de faire appliquer le décret par tirage au sort dans les villages deviennent alors les spectateurs impuissants de l’expression d’une Sainte Colère. C’est d’abord à Cholet que tout commence, les jeunes paysans, injustement tirés au sort refusent de partir, et prennent à partie la garde nationale qui réplique par le feu causant la mort de trois innocents paysans. La même scène se répète 10 jours plus tard à Saint-Florent-le-Vieil mais cette fois-ci la garde nationale est mise en fuite et les maisons des républicains sont pillées et incendiées. Le lendemain, les émeutiers viennent chercher le marquis de Bonchamps pour lui demander de prendre la tête du mouvement. L’insurrection s’étend. Au Pin-en-Mauges, un jeune colporteur nommé Cathelineau se met à la tête des paysans, fait sonner le tocsin et bénir sa troupe par un prêtre réfractaire avant d’abattre le torchon tricolore qui salissait le clocher de l’église. Puis les insurgés se mettent en marche, prennent Jallais, Chemillé, rejoignent la troupe menée par Nicolas Stofflet à Maulévrier. L’armée catholique et royale est en marche. Mais en 1793, la Vendée n’est pas la seule à s’insurger contre cette ignoble levée en masse. La vallée du Rhône, la Normandie, le Rouergue, la Bretagne, les villes de Bordeaux, Toulon, Nîmes, Marseille, Toulouse, Lyon voient se développer des mouvements d’insurrections fédéralistes et royalistes…

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3 réflexions sur “Chouannerie #2

  1. Serait-ce « l’arbre de la liberté » que l’on voit derrière l’envoyé en mission?
    Savez-vous que le village de Bédouin dans le Vaucluse a été rasé par les Bleus pour venger l’arrachage d’un de ces arbustes encocardés? 63 villageois innocents ont été passé par les armes sans procès.

    1. Tout à fait. Il s’agit bien là de « l’arbre de la liberté ». Une belle tarte à la crème cet arbre là !

  2. Je sais tout cela monsieur Moderne, vous pensez bien! La bêtise révolutionnaire ne connaissait pas de limite.

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