Eglise Saint-Jacques-de-la-Boucherie

Eglise Saint-Jacques-de-la-Boucherie
Les symboles sculptés des quatre Évangélistes, le lion (Marc), le taureau (Luc), l’aigle (Jean) et l’ange (Matthieu), apparaissent dans les angles au sommet de la tour.

L’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie (paroisse des bouchers de Paris) est une ancienne église de Paris fondée au XII ème siècle. Elle se tenait au cœur du quartier de la Grande Boucherie. Elle fut, par la suite, agrandie notamment entre 1509 et 1522 avec la construction d’un nouveau clocher dans le style gothique flamboyant : la Tour Saint-Jacques haute de 62 mètres. Fermée au culte durant la révolution, elle accueillit les réunions de divers sections révolutionnaires scélérates. Vendue comme bien national en 1797, elle fut démontée et il fut fait commerce de ses pierres. Seul le clocher fut épargné et la ville de Paris en fit l’acquisition en 1836.

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Le boucher

boucher
Simon le Coutelier (alias Simon Caboche) découpant des côtelettes dans son échoppe aux Halles. Il fut le chef populaire de la révolte des Cabochiens. Paris, vers 1412.

Depuis le XIIe siècle, la corporation des bouchers de Paris est riche et puissante. Chaque année, lors du jeudi gras, les bouchers démontrent publiquement leur puissance lors du cortège du Bœuf gras. Les bouchers se battent avec fermeté pendant tout l’Ancien Régime pour conserver leurs privilèges contre les professions concurrentes (volaillers, tripiers, rôtisseurs). Ils ont aussi participé à divers mouvements d’insurrection urbaine dirigés contre l’état centralisateur (révolte des Maillotins de 1382, émeute cabochienne de 1412-1413, Ligue Catholique du XVIe siècle). Une excellente réputation de protecteur du peuple va alors coller de façon durable à la peau des bouchers. Cette image est très cohérente avec leur religiosité et leur attachement éternel au catholicisme romain qui semblent plus développés que dans les autres corps de métiers.

Madame de Montespan

Madame de Montespan
« Beauté à faire admirer à tous les ambassadeurs, Junon tonnante et triomphante. » Madame de Sévigné

Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, marquise de Montespan s’attirant les faveurs du Roi Soleil, une rose à la main. Louis XIV se laissa charmer par la belle marquise, mordante sans méchanceté et agréable conteuse. Dès lors, elle logea dans les appartements voisins de ceux du monarque et les courtisans lucides n’eurent aucune peine à expliquer pourquoi l’un et l’autre se dérobaient en même temps au cercle de la reine. Jardins de Versailles, mai 1667.

Légionnaire

« Veni, vidi, vici. »

Titus Labienus, lieutenant de César, lance ses légionnaires à l’assaut contre les troupes du chef Gaulois Camulogène. Malgré de nombreux renforts accourus des pays environnants pour secourir Lutèce, la coalition gauloise fut écrasée et Camulogène périt lors du combat. Bataille de Lutèce, Gaule, 52 avant JC.

Bataille de Bouvines (27 juillet 1214)

“Louez Dieu ! Car nous venons d’échapper au plus grave danger qui nous ait pu menacer…” Philippe Auguste à l’Université de Paris.

En 1214, tandis que le roi d’Angleterre est parti en croisade, son frère Jean sans Terre en profite pour tenter d’envahir le royaume de France. Il parvient à monter, contre Philippe Auguste, une vaste coalition anglo-germano-flamande emmenée par Otton IV. A l’issue de la bataille, la victoire française est totale : Otton s’enfuit et perd sa couronne tandis que Jean sans Terre regagne l’Angleterre et cesse les hostilités contre la France. Le retour de Philippe Auguste à Paris est triomphal et donne lieu à 6 jours de festivités. Festivités qui sont considérées comme l’une des premières manifestations de l’unité nationale française.

Marie-Anne-Charlotte de Corday d’Armont (1768-1793)

Elle avait un couteau de cuisine à manche d’ébène et virole d’argent qu’elle avait acheté le matin même pour 40 sous dans la boutique du coutelier Badin, sous les arcades du Palais-Royal, au 177 de l’actuelle galerie de Valois.

Indignée par les abus révolutionnaires, cette jeune femme issue d’une famille de petite noblesse normande, décida de s’affranchir des règles du bon droit en répondant à l’illégalité par l’illégalité. Jean-Paul Marat, jacobin républicain de la pire espèce qui symbolisait parfaitement la haine, l’injustice et le mensonge devint sa cible… Le 9 juillet 1793, elle quittait Caen pour le palais Royal à Paris. Le 13 juillet, elle parvint à s’introduire au domicile de Marat et le poignarda. Bon débarras.

Fouquier-Tinville (1746-1795)

Qui n’éprouve pas une haine et un mépris instinctif à l’égard de cet abominable républicain ne mérite même pas l’estime d’un chien.

Fils cadet d’une riche famille bourgeoise, il devint, après ses études de droit, clerc d’un procureur au Châtelet. Sous la révolution, il fut élu par la Convention accusateur-public du nouveau tribunal criminel extraordinaire (futur tribunal révolutionnaire). Agissant sur simples dénonciations des autorités ou des citoyens, il envoya à l’échafaud des femmes et des hommes innocents par charrettes entières. C’est lui l’accusateur public aux procès de l’Héroïne Charlotte Corday (17 juillet 1793) et de Marie-Antoinette, Reine martyre. Ce sinistre personnage incarne à merveille la violence et la haine exercées par la république à l’égard du petit peuple de France de l’époque.